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Réseau structurant à Lachine: pas nécessairement un tramway

GEN-VALÉRIE-PLANTE
Photo Agence QMI, Joël Lemay

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Le projet de tramway à Lachine est loin d’être coulé dans le béton, alors qu’aucune décision définitive concernant le mode de transport n’a encore été prise. Plutôt qu’un tramway, les autorités locales de transport collectif évaluent en effet la possibilité d’installer dans le Sud-Ouest un métro léger, voire même un service rapide par bus (SRB). 

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C’est ce qu’a évoqué mardi le directeur exécutif à la planification des transports et à la mobilité de l'Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), Daniel Bergeron.

«Les caractéristiques qu’on recherche, c’est la rapidité, la fréquence et la capacité à desservir le Sud-Ouest toute la journée, dans les deux directions», a-t-il résumé.

«Le tramway répond bien à ces caractéristiques, a-t-il ajouté. [Mais] le SRB pourrait potentiellement le faire, le métro léger aussi.»

Pourtant, à Lachine, la mairesse d’arrondissement, Maja Vodanovic, semble déjà avoir fait son choix. C’est le tramway qui doit primer, selon elle.

«Le tramway en site propre, qui n'est pas encombré par le trafic, est le meilleur mode de transport pour répondre à [nos] besoins», soulignait l’Arrondissement dans un communiqué daté de janvier. Un choix basé sur deux études.

De nouvelles études

La période d’étude n’est pas terminée. L’ARTM en mènera plusieurs en parallèle dans ce qui constitue la plus récente étape de développement du réseau structurant de Lachine.

«Le mandat sera d’étudier un nouveau mode pour le grand Sud-Ouest», a annoncé la ministre responsable de la Métropole, Chantal Rouleau, mardi. Québec déboursera 20 millions $ pour réaliser ces études d’ici les 24 prochains mois.

«Plus de 60 % des résidents de Lachine et de LaSalle se rendent au travail avec leur véhicule solo», a mentionné la ministre Rouleau, soulignant que ces arrondissements étaient mal desservis en matière de transport collectif.

Une fois déposées, ces études devraient permettre de donner le coup de départ au dossier d’opportunité. Quant à l’échéancier, il est trop tôt pour le connaître, selon Mme Rouleau.

Le tronçon ouest de la «ligne rose»

Le réseau de transport collectif du grand Sud-Ouest constitue, en quelque sorte, le tronçon ouest de la «ligne rose» tant convoitée par la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

En 2019, cette dernière avait consenti à céder 800 millions $ en fonds fédéraux à la Ville de Québec afin que cette dernière concrétise son projet de tramway. En échange, le gouvernement de François Legault s’était engagé à payer une partie de la facture du tronçon sud-ouest de la ligne rose.

«On passe à une autre étape. Le portrait de la mobilité à Montréal se transforme pour le mieux», s’est réjouie Valérie Plante, mardi.

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