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Avant Macron, d'autres dirigeants agressés en public dans le monde

François Hollande avait été couvert de farine par une femme en février 2012.
AFP François Hollande avait été couvert de farine par une femme en février 2012.

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Avant le président français Emmanuel Macron, giflé mardi lors d'un déplacement, d'autres dirigeants internationaux ont été la cible d'agressions ou d'incivilités lors de sorties publiques.

Bush esquive des chaussures

L'image avait fait le tour du monde en décembre 2008: le président George W. Bush esquivant de justesse le jet de chaussures - injure suprême dans le monde arabe - d'un journaliste irakien en colère contre l'intervention américaine en Irak.

Bush avait commenté avec humour l'incident, qui avait mis sur les dents les services de sécurité chargés de la protection rapprochée du dirigeant: «Je ne sais pas ce que le gars a dit, mais j'ai vu sa semelle».

Le geste avait fait quelques émules.

Le 2 février 2009, à l'université de Cambridge, un étudiant allemand Martin Jahnke avait ainsi interrompu un discours du premier ministre chinois Wen Jiabao sur le rôle de la Chine dans la mondialisation, en criant «c'est un scandale!» avant de jeter une chaussure qui avait atterri à un bon mètre de sa cible.

Helmut Kohl sort les poings

Bombardé de tomates, d'œufs et de peinture lors d'une visite en 1991 à Halle, une ville de l'Est de l'Allemagne, le chancelier allemand Helmut Kohl s'était mis à en découdre avec les manifestants. Ses gardes du corps avaient été contraints de le ceinturer pour le protéger.

Œufs, frites et ketchup

Quand il était ministre de l'Économie, Emmanuel Macron avait déjà été pris pour cible en juin 2016 par des manifestants hostiles, qui lui avaient jeté des œufs lors d'un déplacement en région parisienne en lui criant «casse-toi !».

  • Écoutez le chroniqueur de politique internationale Loïc Tassé avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

En décembre 2014 à Namur, le premier ministre belge Charles Michel s'était fait bombarder de frites à la mayonnaise par d'anciennes militantes Femen qui voulaient ainsi montrer leur hostilité aux mesures d'austérité décrétées par le gouvernement. 

En campagne pour la présidentielle en février 2012, François Hollande avait été couvert de farine par une femme alors qu'il faisait un discours en tribune, lors du rassemblement d'une association d'aide aux mal-logés.

Dix ans plus tôt, le premier ministre Lionel Jospin, lui aussi en campagne, avait été aspergé de ketchup par deux adolescents, qu'il avait ensuite sermonnés en coulisses. 

Lionel Jospin.
AFP
Lionel Jospin.

«Entartés» 

De nombreuses personnalités politiques ont été victimes d'attaques à coup de tartes.

Le roi de Suède Carl XVI Gustaf avait ainsi été victime en 2001 d'un jet de tarte aux fraises, lancée à bout portant par un jeune homme de 16 ans, immédiatement jeté à terre par les gardes du corps du souverain.  

Un an plus tôt, le premier ministre canadien Jean Chrétien avait lui reçu une tarte à la crème en pleine figure. Reconnu coupable d'agression, l'entarteur, un comédien de 24 ans opposé à la politique sociale du gouvernement, avait écopé de 30 jours de prison.