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[VIDÉO] Charest et Ciccone jettent les gants au Salon bleu

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La ministre des Sports, Isabelle Charest, et son vis-à-vis libéral, Enrico Ciccone, ont jeté les gants au Salon bleu, mercredi, sur la question de la violence au hockey.

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Accusée par l’ancien hockeyeur de hockey professionnel d’être «complice» des bagarres sur la glace puisqu’elle laisserait «aux différentes ligues la possibilité de les tolérer», Isabelle Charest lui a servi un solide coup droit.

«Venant d'un bagarreur, me faire traiter de complice dans une situation comme celle-là, je vous dirais que je trouve ça assez particulier», a-t-elle répliqué, soulevant des cris réprobateurs dans les banquettes des députés de l’opposition.

Car si Enrico Ciconne a, en effet, cumulé 1469 minutes de pénalités en 374 matchs dans la Ligue nationale de hockey (selon le site de référence Hockeydb.com), de 1991 à 2001, il est connu depuis pour son engagement à lutter contre les violences dans le sport.

Lui-même victime de plusieurs commotions cérébrales non diagnostiquées, le député de Marquette a proposé des initiatives pour prévenir ce fléau qui gangrène le hockey.

«Il y a une question de respect, et c'était clairement un manque de respect évident de la part de la ministre déléguée au collègue [de] Marquette», s’est d’ailleurs empressé de répondre le leader parlementaire du Parti libéral du Québec, André Fortin, à la défense de son collègue.

«On continue le travail pour faire en sorte que nos jeunes évoluent dans un milieu sain et sécuritaire», a donc conclu la ministre Isabelle Charest.

Enrico Ciccone lui avait demandé plus tôt si elle trouvait la mise en échec de Mark Scheifele des Jets de Winnipeg à l’endroit de Jake Evans du Canadien de Montréal «plus grave que de voir des jeunes de 15, 16, 17 ans avoir la possibilité de se tapocher sur la gueule à poings nus en 2021» dans certaines ligues au Québec.

«Le travail n'est pas terminé, je continue de travailler très étroitement avec la [Ligue de hockey junior majeur du Québec], mais avec aussi toutes les autres instances sportives, pour faire en sorte justement que le milieu soit sain, que nos jeunes évoluent de façon sécuritaire et qu'ils puissent s'épanouir», avait-elle répondu, plus en détail.