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Le complotiste Mario Roy condamné à 11 000$ d'amende et à des travaux communautaires

Mario Roy
Capture d'écran d'archives Le complotiste Mario Roy s’est fait un nom en s’opposant au port du masque obligatoire et en défiant les mesures sanitaires au cours de la pandémie de COVID-19. Il a aussi posé des gestes réservés aux avocats.

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​Une des figures du mouvement antimasque a été condamnée mercredi à 11 000 $ d’amende, à des travaux communautaires et à se couper des réseaux sociaux, pour avoir violé un ordre de la cour lui interdisant de poser des gestes réservés aux avocats.

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« Je comprends bien, je vais respecter l’ordonnance », a affirmé Mario Roy, mercredi, au palais de justice de Montréal.

Roy, 49 ans, s’est fait un nom durant la crise sanitaire en s’opposant au port du masque obligatoire, en organisant une grande fête sur un verger malgré l’interdiction de rassemblement, ou encore en déposant une plainte criminelle contre le Dr Horacio Arruda, directeur national de santé publique, en raison des mesures sanitaires.

Il est d’ailleurs accusé au criminel pour avoir comploté en mars dernier avec d’autres individus pour bloquer le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, en protestation contre les mesures sanitaires.

Mais avant de se lancer dans les questions de santé publique, Roy en avait contre la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). 

Avec d’autres, il avait fondé « L’unité citoyenne d’enquêtes anticorruption » et mettait en ligne des vidéos dans lesquelles il expliquait, par exemple, comment préparer des recours civils pour autrui.

Cela lui avait valu une injonction lui interdisant de poser des gestes réservés aux avocats. Il en a fait fi, ce qui lui a valu sa condamnation pour outrage au tribunal, mercredi. 

  • Écoutez la chronique de Gilles Proulx au micro de Richard Martineau sur QUB radio:

Fini Facebook

En plus de 230 heures de travaux communautaires, Roy devra se couper des réseaux sociaux, même de façon indirecte, pour une année. 

Car même détenu, Roy continue de s’adresser à ses fans en appelant un proche qui met son téléphone sur haut-parleur tout en diffusant sur Facebook. 

Mardi, il a ainsi remercié les gens pour les dons qu’ils ont faits, en plus de lancer un commentaire raciste contre les Asiatiques.

Outre son amende de 11 000 $, l’organisme qu’il dirige devra payer 10 000 $. 

Enfin, il a accepté de ne pas poser de gestes réservés aux membres du Barreau.

Harcèlement et intimidation

Roy n’en a toutefois pas fini avec la justice, puisqu’il attend encore un procès au criminel pour harcèlement et intimidation sur une avocate. La date de procès sera fixée en septembre. 

Il restera en détention préventive d’ici là, malgré ses plaintes et ses menaces de faire arrêter le procureur à la Couronne dans le dossier. Sa tentative de museler un média a d’ailleurs échoué, mercredi.

« Je respecte la liberté de presse », a répondu la juge Éliane Perreault en invitant Roy à faire une requête écrite.