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Réchauffement climatique: l’aluminium peut fixer le CO2 au fond des océans

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Une récente étude montréalaise met en lumière le rôle que jouerait l’aluminium dans la fixation du dioxyde de carbone dans les fonds océaniques et la lutte contre les changements climatiques. 

Selon l’étude de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), publiée en mai dans la revue Limnology and Oceanography, ce métal aurait un effet certain sur le stockage du CO2.

«Nous avons toujours vu l’aluminium comme un élément non important, et parfois même néfaste pour l’environnement, mais nos résultats viennent bousculer cette perception. Nous avons démontré pour la première fois que l’aluminium aurait un effet positif sur le stockage du CO2», a indiqué par communiqué, mardi, Claude Fortin, professeur à l’INRS, et coauteur de l’étude.

Les chercheurs ont démontré que la présence de concentrations modérées d’aluminium dans l’océan favorise la fixation du CO2, assimilé dans un processus de photosynthèse par des microalgues (phytoplancton).

L’équipe de recherche a constaté que lors de la sédimentation du phytoplancton dans les fonds marins, une partie du carbone est dégradé, générant du CO2. Cette dégradation est ralentie grâce à la présence de l’aluminium dans les eaux.

Pour l’équipe de recherche, la «séquestration» du carbone dans les profondeurs océaniques pourrait stimuler la lutte contre les changements climatiques.

«L’aluminium pourrait devenir une variable supplémentaire dans les futurs modèles réalisés à partir de données océanographiques», a expliqué le professeur Fortin.

«Cela permettrait de raffiner les modèles et d’aider à mieux prédire la rétroaction des océans par rapport à l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère», a-t-il ajouté.