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Autochtones: Anne Panasuk arrive à point nommé

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Le ministre des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, prouve à nouveau qu’il est capable d’une audace constructive. À preuve, la nomination de l’ex-journaliste Anne Panasuk au poste de conseillère spéciale pour le soutien aux familles d’enfants autochtones disparus ou décédés.

À l’heure où des consciences s’éveillent enfin face à la mort atroce de Joyce Echaquan et aux ignobles pensionnats où les gouvernements canadiens et le clergé maltraitaient des enfants autochtones arrachés de force à leurs familles, Mme Panasuk arrive à point nommé. 

Forcer à révéler la vérité

En entrevue à Tout un matin, l’ex-journaliste d’enquête renommée, dont les reportages fouillés sur les nombreux abus contre des autochtones ont fait école, supervisera une équipe élargie.

Elle pourra aussi, précisait-elle, « forcer les hôpitaux à donner de l’information et on aura accès aussi aux archives religieuses. Avec la loi, ils auront l’obligation de rendre des comptes. »

Mme Panasuk fait référence à la nouvelle loi 79. Laquelle permet la communication de renseignements personnels aux familles d’enfants autochtones disparus. Combien d’enfants ? 

Elle avoue qu’on ne le sait pas encore. Tellement tout reste caché aux familles durement éprouvées. Incluant même les conditions de la mort de leurs enfants

Racisme systémique

Qui plus est, Mme Panasuk dit reconnaître pleinement l’existence du racisme systémique. Au Québec comme dans le reste du Canada. Elle dit en avoir aussi parlé avec le ministre Lafrenière. « Ce qui m’importe, au-delà du débat sémantique, précise-t-elle cependant, c’est qu’il y ait de l’action. Je pense que cette loi nous donne les outils pour agir. C’est ça le plus important. Comme journaliste d’enquête, je ne lâche pas le morceau facilement. » 

La vérité. C’est ce que l’on souhaite aux familles touchées et à la société québécoise dans son ensemble.