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Meurtre de deux frères: les policiers déterminés à résoudre le mystère

Centre judiciaire Gouin
Photo Chantal Poirier

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Les enquêteurs de la Sûreté du Québec étaient déterminés à élucider le mystère entourant la disparition de deux frères, allant jusqu’à fouiller de fond en comble la résidence d’un couple de la Montérégie, centimètre par centimètre, dans l’espoir de trouver des indices. 

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«On avait chacun un détecteur de métal pour tenter de trouver des douilles, des projectiles ou des plombs. La recherche s’est faite de façon méthodique, on avait chacun un corridor avec une corde pour montrer que chaque partie était couverte», a expliqué une policière de la Sûreté du Québec, aujourd'hui, au procès de Marie-Josée Viau et Guy Dion.

Accusé de meurtre et de complot pour meurtre, le couple subit actuellement un procès au Centre judiciaire Gouin, à Montréal. Selon la théorie de la Couronne, Viau et Dion auraient participé à l’assassinat des frères Vincenzo et Giuseppe Falduto, en juin 2016, à leur domicile, à Saint-Jude, en Montérégie. 

Les deux frères auraient été attirés sur place par un tueur à gages de la mafia et un certain «Brad Pitt» avant d’être abattus. Par la suite, Viau et Dion, 45 et 49 ans, auraient brûlé les corps à ciel ouvert, dans leur cour, avant de se débarrasser des cendres dans la rivière adjacente. 

Fouille exhaustive

Pendant trois ans, les policiers ont nagé en plein mystère concernant ces disparitions. Jusqu’à ce que le tueur se rende aux autorités et devienne délateur. Disposant de nouvelles informations, les enquêteurs sont allés fouiller chez les accusés.

En plus d’utiliser des détecteurs de métaux, les policiers ont employé des techniques d’archéologie pour fouiller sous terre. Mais la recherche s’est avérée peu fructueuse.

«J’ai trouvé de la monnaie et un gros morceau de métal tout rouillé», a expliqué une policière qui a également passé au peigne fin une butte de terre.

Par la suite, la fouille s’est déplacée dans le garage, là où les frères Falduto auraient été tués.

«On cherchait des traces de sang», a témoigné la policière, ajoutant avoir utilisé de l’équipement spécial afin de pouvoir voir des objets habituellement peu visibles à l’œil nu.

Au final, la policière a trouvé deux traces qui pouvaient s’apparenter à du sang. Des prélèvements ont été faits, mais les résultats n’ont pas encore été présentés au jury.

Le procès, présidé par le juge Eric Downs, doit durer trois mois. Il se poursuivra la semaine prochaine.