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Pornographie juvénile: il échangeait de l'argent contre des photos

Pornographie juvénile: il échangeait de l'argent contre des photos
Photo courtoisie

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Un homme de 56 ans qui photographiait des jeunes filles mineures dans des positions sexuellement explicites en échange de biens matériels a écopé d’une peine de détention de deux ans moins un jour pour possession et production de pornographie juvénile et contact sexuel.  

Simon Lefaivre s’est adressé au Tribunal, jeudi, quelques minutes avant d’être amené en détention alors que l’un de ses victimes prenait place courageusement dans la salle. 

En lisant une lettre, le quinquagénaire a dit regretter «profondément» d’avoir abusé de la «vulnérabilité» des deux jeunes filles âgées de 15 et 17 ans qui, n’ayant pas beaucoup de moyens financiers, ont accepté de faire des photos sexuellement explicites en échange de quelques dollars pour payer leurs sorties, leurs produits de beauté ou leurs sous-vêtements.  

«Le processus judiciaire m’a permis de comprendre que mes gestes sont répréhensibles. J’ai profité d’une situation que je n’ai pas recherché mais je suis pleinement conscient que, rapidement, j’aurais dû y mettre un terme», a-t-il ajouté d’une voix monocorde.  

Avant de soumettre à la juge Rachel Gagnon la suggestion faite de façon commune, la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Mélanie Dufour a rappelé que le plaidoyer de culpabilité de l’homme avait joué dans la balance dans le cadre de l’imposition de la peine. 

«L’absence d’antécédent judiciaire a également été pris en compte. Au chapitre des facteurs aggravants, nous avons considéré le nombre de victimes, le nombre de photos retrouvées en possession de l’accusé, soit 168 fichiers et le risque de récidive qui demeure toujours bien présent», a-t-elle mentionné.  

L’avocate de Lefaivre, Me Dominique Cantin, a quant à elle mentionné au Tribunal que son client était prêt à s’investir dans une thérapie et que, dès le mois d’août, il devrait être transféré à la prison de Percé, un milieu carcéral provincial voué au traitement des auteurs de crimes sexuels. 

En plus de la période d’emprisonnement, l’homme devra respecter, au sortir de détention, une période de probation de trois assorti d’un suivi. Il devra également être inscrit au registre des délinquants sexuels et ce, à perpétuité.