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78 aînés pourraient devoir quitter leur CHSLD

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Une mésentente entre le Groupe Santé Sedna, le gouvernement et la propriétaire de l'immeuble cause bien des soucis aux 78 résidents du CHSLD Valeo et à leurs familles. Si une entente n'est pas trouvée d'ici octobre prochain, 78 aînés seront forcés de trouver un nouvel hébergement.

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Le Groupe Santé Sedna doit renouveler son bail en octobre 2021. Ce dernier souhaite un bail de 10 ans, ce que Québec refuse. Le gouvernement souhaite un bail de deux ans, ce que le Groupe Santé Sedna aurait voulu accepter, mais la propriétaire de l’immeuble refuse. Elle souhaite un bail de 10 ans. Le Groupe Sedna dit qu’il se retrouve un peu pris entre l’arbre et l’écorce.

Du côté du cabinet de Marguerite Blais, ministre des Aînés et des Proches aidants, on nous explique que ce CHSLD privé a déjà fait l’objet de deux évaluations consécutives de qualité de milieu de vie considérées comme préoccupantes. «Il n’est pas question de donner un chèque en blanc de 10 ans à un CHSLD privé où il y a clairement des enjeux de qualité connus et identifiés», a exprimé la ministre. Cependant, le cabinet de Marguerite Blais a dit que tout sera fait pour que les résidents demeurent dans cet édifice. 

Réaction de l'opposition

Le parti libéral a réagi à la situation via un communiqué de presse. Il a souligné que la situation est préoccupante et qu’il faut que la ministre Blais intervienne dans le dossier. La porte-parole de l’opposition officielle pour les aînés, Monique Sauvé, et la députée de Laporte, Nicole Ménard, sont consternées devant cette situation. 

Elles ont souligné que tous les aînés méritent un environnement de vie sain et stable. Elles sont préoccupées par la fermeture du CHSLD Valeo et partagent l’inquiétude des résidents et de leurs familles. 

«La ministre responsable des Aînés, Mme Marguerite Blais, doit regarder l'ensemble des options disponibles et intervenir directement dans le dossier, et ce, au bénéfice de la santé, de la sécurité et de la stabilité des résidents. Si les raisons de la fermeture sont purement financières, pourquoi la ministre Blais n'a-t-elle pas trouvé des solutions pour éviter la fermeture ?» demandent-elles.

Des résidents et des proches inquiets

En attendant que le conflit soit réglé, les résidents et les proches sont inquiets de la situation. 

«Si Mme Blais dit que sa priorité, c’est le bien-être des aînés, elle devrait tout faire pour qu’ils restent ici. Un déménagement, c’est beaucoup de stress, c’est une nouvelle adaptation à un nouvel environnement, à du nouveau personnel, et ces gens-là sont tous en perte d’autonomie. Ça va être dévastateur. Je suis convaincue que ma mère ne passera pas au travers de ça», déplore la fille d'une résidente.