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Bilan de session: l’opposition s’attend à un automne chaud

La cheffe libérale, Dominique Anglade
Photo Stevens LeBlanc La cheffe libérale, Dominique Anglade

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L’opposition s’attend à voir le premier ministre, François Legault, être rattrapé par ses «obsessions électorales» l’automne prochain lorsque le Parlement sera déconfiné et la pandémie passée.

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Au moment de dresser leurs bilans de fins de sessions, les chefs des différents partis d’oppositions ont dit s’attendre au retour à la normale à l’Assemblée nationale une fois l’été passé, à un an des prochaines élections générales.

À cette occasion, l’opinion de la population vis-à-vis du gouvernement Legault risque de changer drastiquement, lorsque la lutte à la pandémie ne sera plus au centre des préoccupations, croit la cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade.

«Au fur et à mesure que les nuages s'éclaircissent par rapport à la pandémie, les gens commencent à voir le vrai visage du gouvernement et aussi, le vrai visage d'autres formations politiques. Et, c'est pour ça que je crois que les gens vont être à l'écoute à ce moment-là», a-t-elle expliqué, vendredi.

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Selon le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, la cote de popularité stratosphérique dont jouit le premier ministre est artificiellement gonflée: «François Legault a une certaine popularité, mais il est plus populaire que son projet de société».

La population ne veut pas de plusieurs projets présentés par le gouvernement, dont les maternelles quatre ans et le tunnel Québec-Lévis, au moment où une crise couve dans les services de garde, a-t-il analysé.

«Donc, il a des chiffres d'appréciation de sa personne, c'est vrai, on voit les mêmes chiffres que tous les journalistes, mais son projet, lui, les Québécois n'embarquent pas là-dedans», a tranché le leader solidaire.

Il y a un «paradoxe» entre le nombre élevé de décès de la COVID-19 enregistrés au Québec, les «enjeux vis-à-vis la gouvernance et la Santé publique» et la popularité du premier ministre, a estimé lui aussi le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon.

«L'écoute politique n'est pas la même en temps de pandémie. La volonté de s'en sortir chez les Québécois nous a aidés, donc célébrons-la, mais elle a un impact politique», a-t-il constaté.

Tous ont exprimé le désir de se rendre sur le terrain pour rencontrer leurs militants cet été avant d’entamer la prochaine année parlementaire qui sera aussi préélectorale.