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Féminicide de Contrecœur: «On n’est pas dans de la détresse psychologique»

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Le drame de Contrecœur ne doit pas être considéré comme un phénomène isolé, selon la porte-parole du regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, Guylaine Simard.

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En entrevue au TVA Nouvelles, cette dernière a expliqué que, dans le cas d’un meurtre lié à la fin d’une relation amoureuse, on ne fait pas face à un problème de gestion de la colère ou d’impulsivité. Il s’agit plutôt d’un système de pensée toxique.

«Un conjoint comme ça, qui n’accepte pas la fin de la relation, pour lui, c’est une punition», explique Guylaine Simard.

Elle affirme également qu’un meurtre est davantage lié à un sentiment de vengeance, alors que quelqu’un souffrant de détresse psychologique va davantage avoir tendance à se tourner vers le suicide.

Et pour Guylaine Simard, il semble de plus en plus clair que la détresse psychologique n’avait rien à voir avec le meurtre de Lisette Corbeil.

Un besoin de tout contrôler

La porte-parole du regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale explique qu’un conjoint violent va souvent contrôler les gestes du quotidien et tisser sa toile à la manière d’une araignée.

«Il s’octroie des privilèges qu’il n’octroie pas à sa conjointe. Dans une relation de violence, on est dans les besoins et les droits du conjoint violent en premier», décrit-elle

«On voit bien qu’avec la COVID-19, le télétravail et le fait qu’on était tous plus isolés, à quel point ça a permis aux conjoints de contrôler encore plus tous les petits gestes du quotidien»

Dans une relation du genre, la reprise de liberté de la femme est inacceptable pour le conjoint violent. Et selon Guylaine Simard, il ne faut pas considérer ces drames comme des incidents distincts, mais plutôt comme un problème social.

«Le conjoint violent, son système de pensée est basé sur des privilèges qu’il s’octroie dans un contexte de société patriarcale. Et c’est là qu’on doit aller changer les mentalités».

SI VOUS AVEZ BESOIN D'AIDE

Ligne québécoise de prévention du suicide 

  • www.aqps.info 
  • 1 866 APPELLE (277-3553)                                

SOS violence conjugale 

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