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Catalyseurs volés: 35 000$ de pièces dérobées en seulement 15 minutes

Jonathan Painchaud et Bradleigh Clark, propriétaires de l’entreprise Bust a Move.
PHOTO PIERRE-PAUL POULIN Jonathan Painchaud et Bradleigh Clark, propriétaires de l’entreprise Bust a Move.

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Une entreprise de déménagement de Montréal offre une récompense de 3000$ pour toute information permettant d’arrêter le petit criminel qui lui a dérobé en quelques minutes 12 catalyseurs sous ses camions le week-end dernier.

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«C’est un vrai pro. Il est venu seul vendredi vers 20h. Il a fait ça en 15 minutes, c’était très rapide. Il était aussi de passage mardi durant la même semaine, pour faire un test et regarder le terrain», tonne Jonathan Painchaud, copropriétaire de l'entreprise Bust a Move.   

Jonathan Painchaud et Bradleigh Clark, propriétaires de l’entreprise Bust a Move.
Jonathan Painchaud / Courtoisie

Selon lui, le malfaiteur s’en est mis plein les poches. Chacun de ses camions est doté de deux gros catalyseurs. Il évalue maintenant les dommages à près de 35 000$. Heureusement, le crime a été filmé par une caméra de son entreprise.     

  • Écoutez la chronique d'Antoine Joubert sur QUB radio:    

Sur cette vidéo, on voit un homme couper la clôture de l’entrée arrière. Il se glisse ensuite sans scrupule sous les camions et scie à la hâte les 12 pots catalytiques. 

Jonathan Painchaud / Courtoisie

«On voit bien son visage, sa plaque et son véhicule. Nos camions sont au garage pour réparation, en ce moment. On ne voudrait juste pas qu’il revienne dans cinq mois nous voler encore quand ils seront réparés. C’est pour ça qu’on offre 3000$ pour l’attraper», soutient l’entrepreneur. 

Jonathan Painchaud et Bradleigh Clark, propriétaires de l’entreprise Bust a Move.
Jonathan Painchaud / Courtoisie

En février dernier, Le Journal révélait que plusieurs régions du Québec avaient connu une hausse spectaculaire de vols de catalyseurs au cours de la dernière année, le nombre de ces délits ayant même été multiplié par 10 dans certaines localités.

Attirés par les prix élevés de certains métaux rares qu’ils contiennent, le rhodium en particulier, les criminels n’hésitent plus à dérober les catalyseurs sous les véhicules. 

Jonathan Painchaud et Bradleigh Clark, propriétaires de l’entreprise Bust a Move.
Jonathan Painchaud / Courtoisie

SAISON DU DÉMÉNAGEMENT

Jonathan Painchaud n’est pas au bout de ses peines, puisque son entreprise a été ciblée par le malfaiteur durant la saison haute du déménagement, soit quelques semaines avant le 1er juillet. 

«On a toujours beaucoup de clients à ce moment-ci de l’année, mais le problème, en ce moment, c’est surtout qu’il n’y a pas d’autres camions de disponibles à louer pour compenser ceux qu’on ne peut pas utiliser chez nous. Il y a eu des délais avec nos clients, mais ils ont bien compris», affirme M. Painchaud. 

Il a aussi appris que ses assurances ne couvrent que la moitié des 35 000$ en frais déboursés pour réparer ses pots catalytiques volés. 

Par ailleurs, Marc Cadieux, PDG de l'Association du camionnage du Québec, indique au Journal que ce type de méfaits «préoccupe de plus en plus ses membres et les camionneurs de la province».  

  • Écoutez la chronique de Félix Séguin au micro de Richard Martineau, sur QUB radio:  

ENQUÊTE OUVERTE

Contacté à ce sujet, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) confirme qu’une enquête est ouverte pour le crime commis sur les camions de l’entreprise Bust a Move.

«Pour cette raison, nous ne pouvons donner davantage de détails sur cet événement», indique par courriel le SPVM. 

Mentionnons qu’en 2020, 2219 dossiers de vols de catalyseurs ont été rapportés au SPVM, soit un volume trois fois plus élevé qu'en 2019 et sept fois plus élevé qu’en 2018.