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«Prime oxygène»: Québec promet un ménage dans les primes

La présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel
Photo d'archives La présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel

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Le gouvernement Legault maintient que le ménage sera fait dans la rémunération des médecins spécialistes, malgré l’explosion des sommes versées pour la fameuse «prime oxygène».

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«Effectivement, on peut se questionner sur la pertinence d’une telle prime», a commenté la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, dans les corridors de l’Assemblée nationale.  

L’Institut de la pertinence des actes médicaux (IPAM) se penchera sur la question prochainement.   

Notre Bureau d’enquête révélait vendredi que la somme versée par la Régie de l’assurance maladie du Québec pour l’utilisation d’un appareil d’oxygénation est passée de 2,87 millions de dollars en 2018-2019 à 4,6 millions cette année.  

Le montant de 34,80$ par quart d’heure peut être réclamé par les intensivistes même lorsqu’ils ne sont pas présents à l’hôpital.  

Mme LeBel assure que le ménage dans le système de primes a déjà commencé. «Il y a eu la prime d’assiduité pour les anesthésistes, dernièrement. Il y a eu la prime jaquette, également, qui a déjà été coupée par l’IPAM. Donc, ça fait partie des primes qu’on est en train de regarder», dit-elle.  

Obligation de résultats

La semaine dernière, la vérificatrice générale s’inquiétait des piètres résultats de l’IPAM à ce jour. Créé dans le cadre d’une entente avec la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), l’institut n’a coupé que 6 M$ des 70 M$ prévus lors de sa première année d’existence.  

Guylaine Leclerc y voyait même un «risque important» de ne pas atteindre l’objectif de réduire l’enveloppe budgétaire des médecins spécialistes de 450 M$ sur trois ans.  

«Je suis très confiante qu’à terme, on va réussir à remplir les objectifs, affirme pour sa part Mme LeBel. Sans vouloir tout mettre sur le dos de la pandémie, il y a quand même une réalité où on n’était pas nécessairement dans des discussions aussi intensives.» 

Autrement, l’entente avec la FMSQ prévoit des mécanismes si l’institut ne parvient pas à réduire l’enveloppe budgétaire. «Il y a un protocole et, au terme du protocole, il y a un Conseil de règlement pour s’assurer que les économies sont livrées», souligne la ministre.