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Quand le golf des uns cause la mort des autres

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Chaque gouvernement qui a été au pouvoir a bricolé le système de santé afin d’augmenter l’accès aux soins.

Et chaque fois, la déception était proportionnelle à l’espoir. 

Mais à la lecture du dernier rapport de la vérificatrice générale, c’est l’indignation qui l’emporte. 

Golf

Officiellement, 600 000 Québécois n’ont pas de médecin. 

Ce chiffre augmente si l’on considère ceux qui ont renoncé à s’inscrire au guichet d’accès. 

Comment donc ne pas être indigné quand on apprend que nos médecins, qui sont les mieux payés au Canada, travaillent moins que jamais ? 

Près de la moitié d’entre eux travaillent quatre jours ou moins. Et pour 20 % de l’effectif, c’est la semaine de trois jours. 

Ainsi, il y a quotidiennement des consultations, des diagnostics et des interventions chirurgicales qui n’ont pas lieu. Il y a des malades abandonnés à leurs souffrances physiques et à leurs angoisses. Des malheureux qui voient leur santé se détériorer faute de soins. 

Jusqu’à quand cela va-t-il durer ? Jusqu’à quand va-t-on accepter docilement que la partie de golf des uns cause la mort des autres ?

Les contribuables québécois payent l’essentiel de l’éducation des médecins. Ils payent leurs salaires. 

Et certains payent de leur santé, voire de leur vie, le farniente des médecins. Basta la comedia

Les médecins ne veulent pas travailler ? 

Soit ! Mais alors, formons-en davantage. Surtout, facilitons l’immigration des médecins et la reconnaissance de leurs diplômes. 

Mais pour cela, il faut limiter le pouvoir démesuré du Collège des médecins, car cet ordre est responsable du désordre.

Immigration

Comme n’importe quel syndicat, l’organisation défend uniquement l’intérêt de ses membres. 

Elle crée artificiellement et délibérément la pénurie de médecins en fixant des quotas d’admission dans les facultés de médecine et en refusant quasi systématiquement de reconnaître les diplômes étrangers. 

Le Québec importe les ressources dont il manque. 

Là, nous manquons de médecins. Alors, importons-en. Et n’en faisons pas une maladie !