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Suzuki : des racines à Vegas

« C’est un peu différent pour Max. Moi, j’étais juste un espoir » - Nick Suzuki

Suzuki : des racines à Vegas
Photo AFP

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Nick Suzuki n’a jamais porté l’uniforme des Golden Knights de Vegas sur la glace du T-Mobile Arena. Mais il restera toujours associé à cette équipe d’expansion comme un ancien choix de premier tour, le 13e au total, la deuxième sélection dans l’histoire de la franchise après Cody Glass, sixième.

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Dans une demi-finale inusitée entre le Canadien et les Golden Knights, Suzuki croisera son ancienne organisation sur sa route. 

Pour ceux qui reviennent d’un très long voyage en Polynésie française, on vous informera que Marc Bergevin a échangé son capitaine Max Pacioretty à Vegas le 10 septembre 2018 contre l’ailier Tomas Tatar et un jeune espoir du nom de Nick Suzuki. 

Dans cette transaction importante, le CH avait également acquis un choix de deuxième tour au repêchage de 2019. Le jour de l’encan, Bergevin a troqué cette sélection (50e au total) aux Kings de Los Angeles contre des choix de troisième ronde (64e) et de cinquième ronde (126e). 

Les Kings ont réclamé l’ailier Samuel Fagemo au 50e échelon, alors que le Tricolore a fait confiance aux défenseurs Mattias Norlinder et Jacob LeGuerrier. Près de deux ans après ce repêchage à Vancouver, Norlinder est l’un des beaux espoirs de l’organisation à la ligne bleue, alors que LeGuerrier n’a pas réussi à convaincre l’équipe de lui offrir un contrat avant la date butoir du 1er juin. 

Voilà pour la genèse de la transaction de Pacioretty. 

Suzuki : des racines à Vegas
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Des choses à prouver

On connaît la suite de l’histoire. Ancien capitaine à Montréal, Pacioretty est maintenant l’un des membres clés des Golden Knights. Après un lent départ en 2018-2019 avec 40 points (22 buts, 18 passes) en 66 matchs, l’Américain a retrouvé sa touche à ses deux dernières campagnes avec 66 points (32 buts, 34 passes) en 71 parties et 51 points (24 buts, 27 passes) en 48 rencontres.  

À Montréal, Tatar a offert trois bonnes saisons, mais il a perdu son rôle aux côtés de Phillip Danault et de Brendan Gallagher depuis le sixième match contre les Maple Leafs de Toronto. Le Slovaque deviendra visiblement joueur autonome sans compensation dans quelques semaines. 

Mais depuis cet échange, Bergevin avait identifié Suzuki comme la pièce déterminante. Le DG avait raison. À 21 ans, l’Ontarien occupe déjà un rôle de premier ou deuxième centre. 

Nick Suzuki ne s’en fait pas trop avec le fait d’affronter l’équipe qui l’a repêché au premier tour en 2017.
Photo d’archives, Martin Chevalier
Nick Suzuki ne s’en fait pas trop avec le fait d’affronter l’équipe qui l’a repêché au premier tour en 2017.

Suzuki aura un rôle déterminant face aux Golden Knights, au centre de Tyler Toffoli et de Cole Caufield. Il sait aussi qu’on lui parlera souvent de cet affrontement contre Pacioretty. 

À trois jours de l’ouverture de cette série, le numéro 14 s’est tenu bien loin d’allumer un feu. Mais il aura encore une fois comme objectif de bien faire paraître son directeur général. 

« C’est un échange qui fonctionne pour les deux équipes, a-t-il répliqué vendredi. Quand Marc m’a téléphoné, il m’a dit que j’étais une grosse pièce qu’il recherchait. J’ai toujours voulu lui prouver que Montréal avait pris la bonne décision avec moi. Je veux faire de mon mieux pour cette franchise. J’ai toujours voulu prouver à Marc qu’il a eu raison. Je veux encore le prouver. »

« Il s’agira d’une série excitante, a-t-il poursuivi. Il y a quelques gars qui ont joué pour Vegas au sein de notre équipe avec Tuna [Tatar], Jon [Merrill] et moi. De l’autre côté, il y a Max [Pacioretty]. »

Suzuki : des racines à Vegas
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Aimé des partisans

Si Suzuki a simplement participé à un camp et à deux camps des recrues à Vegas, Pacioretty a consacré 11 ans de sa vie à l’organisation du CH. 

« C’est différent pour lui, a reconnu Suzuki. Je n’étais pas vraiment un morceau des Golden Knights, j’étais juste un espoir qu’ils avaient repêché. Max a joué à Montréal longtemps, il était le capitaine, il a connu de belles saisons avec le CH et il était aimé des partisans. Il s’agit de deux situations différentes, mais nous aurons des sentiments semblables. »

Pas une distraction

Auteur de huit points (4 buts, 4 passes) à ses 11 premiers matchs en séries, Suzuki devrait encore produire à un bon rythme contre les Knights. Dominique Ducharme n’a pas peur de le voir perdre sa concentration dans une situation où il se retrouvera encore plus sous les réflecteurs en raison de la présence de Pacioretty. 

« Ce n’est pas ce type de personne, Nick est un gars en contrôle, a affirmé l’entraîneur. Il a une bonne connaissance de ce qu’il se passe et il n’embarque pas dans des choses extérieures. Je ne vois pas ça comme un problème ou un défi différent pour lui. » 

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