/news/coronavirus
Navigation

Une étude pour identifier les personnes plus à risque face à la COVID-19

Une étude pour identifier les personnes plus à risque face à la COVID-19
AFP

Coup d'oeil sur cet article

Des chercheurs de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), au Saguenay–Lac-Saint-Jean, tentent actuellement de comprendre la raison pour laquelle certaines personnes développent des symptômes sévères lorsqu’ils contractent la COVID-19, quand d’autres sont asymptomatiques.

• À lire aussi: C’est confirmé: Chaudière-Appalaches va passer au palier jaune lundi

• À lire aussi: COVID: une mer calme au Québec et en Ontario

«Depuis décembre, je suis à fond là-dedans», a indiqué l’étudiant à la maîtrise qui a hérité du projet, William Bourumeau.

L’étudiant doit ainsi extraire l’ADN d’échantillons de tests de dépistage COVID-19 pour tenter de trouver une réponse.

«C’est un travail qui demande beaucoup de minutie, de la rigueur et beaucoup de temps, a-t-il précisé. On m’a fait confiance et c’est très galvanisant, je suis quand même un jeune chercheur, j’en suis à ma première année de maîtrise.»

Lorsque l’extraction sera complétée dans quelques semaines, l’analyse des profils génétiques et microbiens des individus, c’est-à-dire de l’ensemble des bactéries et virus qui peuple les voies respiratoires, pourra débuter.

«L’objectif c’est d’essayer de comprendre pourquoi une personne va être asymptomatique et qu’une autre va développer des symptômes très importants, de savoir à l’avance si une personne a une génétique qui les prédispose à la maladie», a expliqué la professeure et chercheure, Catherine Girard.

Des échantillons de tests

Les chercheurs utilisent notamment des échantillons de tests qui proviennent de la Biobanque québécoise de la COVID-19.

«Ça prend des positifs, mais des négatifs aussi parce qu’on veut pouvoir comparer, voir si ceux qui n’ont pas contracté la COVID ont quelque chose de spécial dans leur organisme, a souligné Mme Girard. On espère en analyser 500 pour l’étude pilote et si ça fonctionne, on pourra en intégrer davantage.»

Les résultats obtenus pourront aider à identifier les populations plus vulnérables.

«L’idée derrière tout ça, c’est la prévention, un meilleur pronostic et aussi l’intervention, c’est-à-dire le développement de traitements dans des situations pandémiques, a ajouté Catherine Laprise, qui est aussi professeure et chercheur au département des sciences fondamentales de l’établissement. Avec le temps, on a appris que des jeunes aussi peuvent être sévèrement atteints par la maladie et même en décéder. Qu’est-ce qui peut l’expliquer ? C’est ce qu’on souhaite comprendre.»

Les chercheurs ont bon espoir d’être en mesure de dévoiler les premiers résultats de leur étude à l’automne.

À VOIR AUSSI

Situation au Québec

En date du

Cas confirmés

Total

Décès

Total

Vaccins administrés

Total 84 837+ 9 264

Tests effectués

Total 5 195 725+ 35 114

Hospitalisations

Total

Soins intensifs

Total

Voir tous les chiffres