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Pensionnats autochtones: Québec et Ottawa créent un guichet unique

Pour aider les communautés à retrouver des proches disparus

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Les gouvernements fédéral et provincial ainsi que les Premières Nations et Inuits ont annoncé samedi la création d’un guichet unique afin d’aider les communautés autochtones à retrouver des proches disparus dans les pensionnats au Québec.

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Ce guichet unique accueillera, dès lundi, un facilitateur dont le rôle sera d’entreprendre des démarches pour aider, coordonner et soutenir les communautés dans leur recherche.

Le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, a précisé en conférence de presse que le facilitateur servira de «lien» et fera notamment «des recherches documentaires». Le poste a été offert à Michel Martin, ancien chef de la police du Nunavik et retraité de la fonction publique.

Cette entente intergouvernementale survient à la suite de la découverte, le 28 mai dernier, des restes de 215 enfants enterrés sur le site d’un ancien pensionnat autochtone de Kamloops, en Colombie-Britannique.

Au début du mois de juin, le gouvernement du Canada a débloqué 27 millions $ pour soutenir les communautés autochtones qui souhaitent faire des recherches sur des sites ayant hébergé des pensionnats.

Réconciliation

Le ministre Lafrenière, accompagné de leaders autochtones ainsi que de la ministre des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett, et du ministre fédéral des Services aux Autochtones, Marc Miller, a également annoncé la création d’un cercle de concertation avec des aînés et des représentants des communautés dans les prochains jours.

Tous se sont entendus pour dire que ces initiatives étaient «des premiers pas» et que «le temps de la réconciliation» et des changements est venu.

«Nous faisons d’importants progrès sur le chemin de la réconciliation», a estimé la ministre Bennett. «Une fois que l'onconnait cette vérité, on ne peut pas l’ignorer», a-t-elle ajouté en évoquant les enfants autochtones morts dans les pensionnats.

Au cours de cette conférence de presse, Richard Kistabish, un survivant d’un pensionnat et membre du Centre national pour la vérité et réconciliation, a expliqué qu’il en avait «assez de ces excuses qui sont futiles et qui n’ont aucun sens».

«Il nous faut entreprendre la réparation de ce qui a été fait. Reconnaître ses torts est une façon, dire la vérité en est une aussi, a-t-il ajouté. La restauration de notre histoire est un chantier très important à entretenir et à commencer.»

«Nous avons été arrachés, physiquement et psychologiquement à nos parents. [...] Le pensionnat nous a complètement coupé notre lien avec notre passé. Ça a créé des grands brulés de l’âme», a-t-il également témoigné.