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Marc-André Fleury a les yeux sur la victoire

«Je veux gagner comme si c’était Colorado ou Minnesota» –Marc-André Fleury

Golden Knights c. Canadiens
Photo d'archives, Martin Chevalier

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À 36 ans, avec trois conquêtes de la Coupe Stanley avec les Penguins de Pittsburgh et cinq présences à la finale en incluant celle de 2019 avec les Golden Knights, Marc-André Fleury a maintenant assez de sagesse et d’expérience pour atténuer le scénario d’une série trop émotive contre l’équipe de son enfance, le Canadien de Montréal. 

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Candidat pour le trophée Vézina pour la première fois de sa carrière, Fleury ne considère pas une demi-finale contre le CH comme un autre événement magique à sa saison déjà haute en couleur. 

« Plus ou moins, a-t-il répliqué après un entraînement des Golden Knights à Vegas. Comme je l’ai dit en anglais, peu importe l’équipe, c’est important d’avoir la victoire, de battre cette équipe. Ma concentration est là. En jouant à Montréal, j’en entends plus parler avec la famille et les amis. Je veux gagner comme si c’était Colorado ou Minnesota. »

De ses 158 matchs d’expérience en séries, le quatrième plus haut total dans l’histoire de la LNH, Fleury a croisé le Tricolore à sept reprises seulement sur sa route. C’était en 2010. Jaroslav Halak et le Canadien avaient éliminé les Penguins en sept, dans ce qui est devenu la dernière rencontre au vieux Mellon Arena. 

« Je me souviens de la défaite, a répondu Fleury quand on lui a reparlé de 2010. C’est ce qui me reste en mémoire. J’ai eu des hauts et des bas durant ma carrière et lors des onze dernières années. J’ai acquis de l’expérience. Je crois que je suis un gardien un peu plus relaxe, mais j’ai encore le désir de gagner. »

Logan O’Connor, de l’Avalanche, a appris à ses dépens qu’il était difficile de percer la muraille de Marc-André Fleury.
Photo AFP
Logan O’Connor, de l’Avalanche, a appris à ses dépens qu’il était difficile de percer la muraille de Marc-André Fleury.

Plus calme

À son unique expérience en séries contre Montréal, le gardien originaire de Sorel avait gagné trois matchs et subi quatre revers en maintenant une moyenne de 2,82 et un taux d’efficacité de ,892. 

On est loin des chiffres actuels du numéro 29. Depuis le début des séries, Fleury a une microscopique moyenne de 1,91 et un taux d’efficacité de ,923.  

Aux yeux de Peter DeBoer, son gardien a maintenant les outils pour mieux attaquer une série contre le Tricolore. 

« Il y a 10 ans, ça pouvait être plus risqué, a dit DeBoer. Pour un jeune gardien ou plus tôt dans une carrière, tu peux te laisser prendre par les émotions. Maintenant, on a un gardien d’expérience avec Fleury. Il a gagné plus d’une fois la coupe Stanley, il a traversé plusieurs épreuves. Pour moi, ce n’est pas un problème. Il est plus que préparé pour ça. »

Un duel Montréal-Vegas

En 2010, c’était Halak qui défendait le filet du Canadien. En 2021, ce sera une confrontation avec Carey Price. Encore une fois, Fleury s’est tenu loin de ce scénario facile d’un duel entre deux des meilleurs gardiens de la LNH. 

« Je ne l’affronte pas vraiment, a affirmé Fleury. Moi, je dois penser à leurs joueurs qui veulent marquer contre moi. Carey est un excellent gardien, j’ai beaucoup de respect pour lui. Mais en réalité, c’est Vegas contre Montréal. »

« Si le CH est là, c’est qu’ils ont une bonne équipe, a-t-il poursuivi. Ils ont eu des hauts et des bas et des blessures aussi pendant la saison. Ils jouent bien en séries. Ils ont battu une grosse équipe comme Toronto et ils n’ont pas bien fait paraître Winnipeg. Peu importe ce que les experts pensent, pour moi, c’est une bonne équipe. »

Des éloges

Dans le vestiaire des Golden Knights, Mark Stone est celui qui porte le « C » de capitaine. Alex Pietrangelo, un ancien capitaine avec les Blues de St. Louis, a aussi un grand rôle. 

Mais celui qui montre le chemin à suivre porte un masque et des jambières. 

« Flower est tellement un gros morceau de cette équipe, sur la glace comme à l’extérieur, a raconté le défenseur Alec Martinez. Je joue avec lui depuis un an et demi et je n’ai que de bons mots pour lui. J’ai le sentiment qu’il bat des records pratiquement aux deux jours. Il est un incroyable coéquipier, il aime jouer des tours. C’est un bon gars, un bon père. »

« Je ne veux pas parler pour lui. Mais il dirait probablement qu’il est à son sommet quand il a du plaisir. Il parle à ses joueurs, il dirige le trafic. Il souffle nos pneus quand on bloque un tir ou qu’on fait un gros jeu. C’est agréable. »

« Depuis la première saison, Marc-André arrive à l’aréna avec une attitude positive et du travail, a renchéri l’ailier Reilly Smith. Il est toujours là, il travaille plus fort que les autres. Il est tellement compétitif. J’étais sous le choc à mes débuts de voir un gardien d’expérience travailler de la sorte. Mais c’est pour cette raison qu’il est un gardien digne du Temple de la renommée. »