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Jonathan Marchessault: le Pitbull de Vegas

Jonathan Marchessault reçoit une belle comparaison de la part de Peter DeBoer

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Photo d'archives, AFP

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Jonathan Marchessault vit l’aventure des Golden Knights depuis le premier jour. À l’image de Marc-André Fleury et de huit autres joueurs, Marchessault en sera déjà à une troisième présence dans le carré d’as en seulement quatre ans. 

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Pour une équipe d’expansion vieille de quatre ans seulement, trois participations au carré d’as représentent une donnée statistique complètement folle. Mais il faut croire qu’il n’y a rien d’impossible dans la ville du vice. 

À la veille du premier match entre les Golden Knights et le Canadien, Peter DeBoer a reconnu toute l’importance de Marchessault pour son équipe. 

« C’est un petit pitbull, a imagé DeBoer avec le sourire. Il est comme un pot de colle dans un vestiaire, il rassemble les gars. Il parle toujours. Tu l’entends avant qu’il n’entre dans une pièce. Il a une belle énergie. C’est contagieux pour l’équipe. Quand la rondelle tombe, il devient un pitbull. » 

William Carrier, un autre membre des Knights depuis la saison inaugurale de 2017-2018, a corroboré les dires de son entraîneur. 

« Marchy [Marchessault], c’est un bon gars, a dit Carrier. J’ai joué contre lui dans la LHJMQ et dans la Ligue américaine avant la LNH et avant de devenir coéquipier. Je sais une chose, c’est qu’il veut gagner. Il veut gagner même quand on joue aux cartes ou au ping-pong. Marchy, c’est une petite boule d’énergie dans le vestiaire. » 

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Une soif de vengeance

Utilisé à l’aile gauche aux côtés de William Karlsson et de Reilly Smith depuis maintenant quatre ans, Marchessault sera une pièce maîtresse des Golden Knights contre le CH. 

Après 13 matchs depuis le début des séries, le Québécois mène son équipe par six buts. Il a connu un match de trois buts dans la quatrième rencontre au deuxième tour contre l’Avalanche du Colorado. 

Auteur d’une saison de 44 points en 55 matchs (18 buts, 26 passes), Marchessault produit à un rythme assez semblable en séries, avec 8 points en 13 matchs. 

« Comme joueur de hockey, tu veux être un bon joueur, peu importe que ce soit en saison ou en séries, a-t-il rappelé. Je n’aimerais pas être bon en saison et moins bon en séries. L’an dernier, je n’avais pas bien joué en séries et nous n’avions pas connu de succès. Je voulais rebondir cette année. »

L’an dernier, les Knights ont perdu en cinq matchs la finale de l’Ouest contre les Stars de Dallas. 

Si Marchessault a récolté dix points (3 buts, 7 passes) en 20 matchs, il n’avait pas marqué lors des onze dernières rencontres et obtenu seulement deux passes lors de cette période plus sombre. 

Un gars de Cap-Rouge

Âgé de 30 ans, Marchessault a grandi à Cap-Rouge comme un partisan des Nordiques de Québec, et plus tard, de l’Avalanche du Colorado.  

« Mes parents avaient des billets pour les Nordiques. J’y allais des fois avec eux. J’avais quatre ou cinq ans. Ensuite, je suivais le Colorado. L’Avalanche a rapidement connu du succès avec Patrick [Roy]. C’était agréable de les suivre, mais moins facile avec l’heure des matchs. En séries, j’obtenais des permissions pour les regarder. »

Au deuxième tour, Marchessault aura contribué à éliminer les anciens Nordiques. Il aura maintenant comme but de faire subir le même sort au Canadien. 

Dans le vestiaire des Knights se trouvent quatre Québécois : Fleury, Marchessault, Carrier et Nicolas Roy. 

« Ce sera spécial de jouer contre le Canadien, a souligné Carrier. C’est l’équipe que je regardais dans ma jeunesse. La famille sera divisée, les amis aussi. Les gens du Québec nous regardaient aussi à notre première saison. Il y aura peut-être quelques partisans des Golden Knights au Québec. »

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