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Un candidat à la mairie de Calgary qualifie les travailleurs de la santé de «nazis»

Kevin J. Johnston, candidat à la mairie de Calgary
Photo tirée de Facebook Kevin J. Johnston, candidat à la mairie de Calgary

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Kevin J. Johnston, candidat à la mairie de Calgary, fait face à une poursuite de 1,3 million $ après avoir menacé à plusieurs reprises les travailleurs de la santé albertains, qu’il aurait qualifiés de «nazis», de «fascistes» ou encore de «communistes».

Les services de santé de l’Alberta (AHS) ont déposé une plainte plus tôt en juin contre le candidat qui a déjà été arrêté à deux reprises pour ne pas avoir respecté une interdiction de menacer, contacter ou encore photographier un employé du réseau de la santé, a rapporté samedi Global News.

L’autorité sanitaire a donc réclamé près de 1,3 million $ de dommages et intérêts à l’encontre de M. Johnston, dont 500 000 $ pour dommages généraux, 250 000 $ pour dommages aggravés et 250 000 $ pour dommages punitifs.

Le politicien aurait commencé ses menaces contre les travailleurs de la santé de la province en novembre 2020, mais les attaques se seraient intensifiées depuis le mois d’avril.

Dans une vidéo publiée en mai, il s’en serait également pris directement au personnel, soulignant que s’il était élu maire de Calgary, les travailleurs de la santé seraient «tous menottés».

«Je viens pour vous tous», aurait-il déclaré selon Global News. «Et si le SWAT ne vient pas, c’est simple: je m’armerai et je viendrai directement à vos portes et je viendrai vous chercher».

Ces différentes sorties, en plus de les avoir supposément qualifiés de «nazis», «fascistes» et de «communistes», contreviendraient aux ordonnances de la santé publique de l’Alberta.

«Tout au long des publications des déclarations diffamatoires, l’accusé Johnston était motivé par le dépit, l’animosité et la mauvaise volonté envers les [travailleurs de la santé], y compris le désir de se venger [des travailleurs de la santé] de l’exécution légitime, appropriée et légale des ordonnances [de santé publique] et de l’exercice de leurs fonctions en vertu de la loi sur la santé publique et de tout autre détail pouvant être prouvé au procès», est-il possible de lire dans la procédure d’après le média.

Ces menaces auraient notamment eu des conséquences sur le personnel de la santé, qui aurait subi de «graves blessures personnelles et psychologiques».

«Vu qu’il s’agit de la troisième procédure judiciaire, qui est apparemment initiée par la même agence gouvernementale [...] cela ne semble juste être une sorte d’approche vigoureuse, je n’ai jamais rien vu de tel auparavant», a déclaré l’avocat du candidat, Ian McCuaig, en entrevue à Global News.