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Va-t’en!

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C’est ce qu’on voudrait dire à toutes les femmes violentées avant qu’un geste fatal mène au « féminicide ». Je l’ai dit et répété durant des mois à une amie victime de harcèlement psychologique dans son couple. Une forme de violence qui laisse des traces.

Rien sur la peau, mais des bleus à l’âme.

On voudrait pouvoir intervenir quand une femme que l’on sait forte se laisse maltraiter en endurant sans broncher. On tente de la raisonner, rien n’y fait. Elle trouve toujours des excuses à son bourreau.  

Ça va passer

Les antécédents familiaux, le stress, la fatigue, l’hypoglycémie ont bon dos. La crise passe, pour mieux ressurgir. 

La colère éclate pour la moindre chose... La façon dont on s’y prend pour trancher une tomate ou pour dresser la table... « T’es conne, tu ne sais rien faire », tout un florilège d’insultes dégradantes qui finit par saper toute estime de soi. Une spirale qui paralyse. 

Ça sonne une cloche ?

Le plus dur est d’arriver à cesser de minimiser le problème. Se faire insulter et humilier à cœur de jour et souvent devant témoin n’a rien d’acceptable. Cette violence morale peut finir par prendre d’autres formes : physique ou financière...

Quand on est témoin d’un tel comportement à répétition, on choisit souvent de se taire de crainte d’envenimer les choses.

On se convainc que ça ne nous regarde pas et que ça finira par s’arranger. 

Soutenir et aider

Les femmes violentées perdent toute confiance en leurs capacités tant la peur les étreint. Mieux vaut s’armer de patience et demeurer aux aguets, en les écoutant et en les orientant vers les ressources, les services et l’accompagnement.  

Il y a de l’espoir, mon amie s’est libérée et elle a fini par se reconstruire.


Si vous êtes victime ou témoin de violence au sein d’un couple : SOS violence conjugale : 1 800 363-9010 (24/7) 438 601-1211 (texto) sosviolenceconjugale.ca (clavardage)