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Un père de famille perd plus de 100 livres en un an

Guillaume Piché-Forget s’est repris en main pendant la pandémie

0614 NUTRITION
Photo courtoisie

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Si la pandémie a mis à rude épreuve les habitudes de vie de plusieurs personnes, d’autres en ont profité pour se prendre en main, c’est le cas de Guillaume Piché-Forget qui a revu ses habitudes de vie et perdu plus de 100 livres au cours de l’année ! Rencontre avec ce papa motivé !

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Guillaume, quelle est ton histoire de poids ?

J’ai toujours été sportif, passionné de hockey. J’ai participé au camp junior majeur. Je suis ensuite devenu coach de hockey au niveau élite. Avec la vie dans les arénas, je manquais de temps pour m’occuper de moi et je mangeais littéralement mes émotions. Quand quelque chose n’allait pas bien avec le hockey ou dans la vie de tous les jours, je trouvais refuge dans la malbouffe pour m’apaiser. Les chips, les bonbons devant la télé, c’était parfait pour me calmer. J’ai alors dépassé les 350 livres. Un an plus tard, je suis rendu à 236 livres (pour une grandeur de 6 pieds) je me sens bien à ce poids.


À quel moment as-tu constaté que ton poids était un problème ?

Quand ma femme m’a annoncé au mois d’avril 2020, qu’elle était enceinte de notre deuxième fille, j’ai réalisé que je ne pouvais continuer ainsi. Deux connaissances obèses dans la trentaine étaient décédées subitement dans leur sommeil. J’ai eu vraiment peur et je me suis rendu compte que si je voulais être présent pour ma femme et mes enfants, je devais changer mes habitudes de vies. En jouant avec ma fille aînée, j’étais épuisé après cinq minutes. Ma mère me parlait aussi souvent de mon poids, elle s’inquiétait pour moi. J’ai aussi été inspiré par la perte de poids significative du comédien Michel Charette.


Quel a été ton virage côté alimentation ?

J’ai écouté le documentaire The Game Changers sur Netflix, ma femme et moi on a alors décidé de devenir végétariens. Ma femme cuisinait beaucoup, plein de délices végés. Si nous ne sommes plus complètement végétariens aujourd’hui, les repas sans viande occupent encore beaucoup de place dans nos menus. Nous avons beaucoup lu au sujet de la nutrition afin d’en apprendre davantage sur les bonnes habitudes alimentaires. Ceci m’a grandement aidé au niveau de mon virage alimentaire.


À quoi ressemble une journée type dans ton assiette ?

Le matin, ce sont mes œufs à la coque, mon pain St-Méthode 100 % grains entiers et beaucoup d’eau. Je mange une barre tendre maison en matinée et un lunch composé de viande maigre, riz et légumes. En guise de dessert, c’est du yogourt grec et des fruits. En après-midi, je mange un ou deux fruits et des noix. Le soir, encore beaucoup de repas végétariens ou encore l’assiette équilibrée composée de protéines, grains entiers et légumes. Quand je m’entraîne en fin de journée, je prends une banane ou une barre tendre maison avant l’entraînement, question d’avoir assez d’énergie. Ma femme est une excellente cuisinière et ça facilite grandement mon virage alimentaire. J’ai d’ailleurs commencé à cuisiner parfois quelques repas.


Ton plus gros changement alimentaire ?

J’ai délaissé la malbouffe, mais je me permets un sac de chips de temps en temps. La grande différence c’est que j’achète maintenant le plus petit sac. Je le mange maintenant de façon non compulsive, sans culpabilité. Je mange aussi plusieurs fois par jour, trois repas, deux à trois collations et je bois 3 à 4 litres d’eau par jour. Au lieu de manger mes émotions, je parle davantage aussi, c’est très aidant et réconfortant.


Quelle place occupe l’activité physique ?

Je m’entraîne à la maison à raison d’une heure quatre fois par semaine. Plusieurs ont l’excuse que les gyms sont fermés alors qu’on peut trouver des activités alternatives pour bouger. Il faut cesser d’avoir des excuses. Bouger, c’est accessible à tous. J’inscris le sport à mon agenda et je ne saute jamais de séance. Je fais un entraînement de type CrossFit en suivant mon rythme cardiaque avec du spinning et je vais prendre des marches en famille plusieurs fois par semaine.


Quels outils te sont le plus utiles dans ta démarche ?

Mon journal, je le tiens systématiquement chaque jour. J’y note tous mes entraînements et mon poids depuis le jour 1. Je me pèse deux fois par semaine.

J’ai aussi une montre intelligente avec l’application (Fitiv) qui m’aide beaucoup et me motive pendant mes entraînements.


Quel message aimerais-tu transmettre aux gens qui souhaitent entreprendre une démarche ?

La planification c’est la clé, il faut planifier ses repas, ses collations et ses entraînements. Le dimanche, ma conjointe et moi préparons les lunchs de la semaine. En planifiant, tout est plus facile. Je dirais aussi que la persévérance est un facteur important. Il est important de ne jamais lâcher, même dans les moments les plus difficiles. Il faut le faire pour soi, pour sa santé et non pour les autres. Je suis fier aujourd’hui d’être un modèle pour mes filles, l’aînée bougeant régulièrement avec moi. Si, à travers mon histoire, je peux inspirer quelques personnes à faire un changement d’habitudes de vie, je dis mission accomplie. Si j’ai été capable, les autres le sont aussi. Il faut croire en soi !