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Ça va faire, le Québec Bashing!

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Ces dernières semaines, on dirait que tous ceux qui ne sont pas à 100 % favorables aux opinions québécoises font nécessairement du Québec Bashing.

Quand une expression est utilisée à toutes les sauces, elle finit par perdre sa saveur.

La « victimite » ne crée pas de gagnant

Qu’on se comprenne bien. Il y a, au Canada comme ailleurs, un bon nombre d’individus dont les propos anti-Québec et anti-francophones sont absolument abjects. Eux, ils font du vrai Québec Bashing.

Ils disposent de tribunes importantes et ne sont pas toujours des anglos frustrés. Ne me demandez pas ce que je pense du professeur Attaran, ça ne se dit même pas en public.

Mais pourquoi faut-il que chaque fois que quelqu’un dénonce une politique ou une loi québécoise, on hurle au Québec Bashing ?

Se pourrait-il que, parfois, les gens ne soient tout simplement pas d’accord avec des positions ou même des valeurs québécoises ?

« Maman !! »

J’entends déjà mes détracteurs me traiter de colonisée, c’est un grand classique quand on refuse de tomber dans la « victimite ».

Comme si quiconque refusant de se placer dans la position d’une victime du méchant Canada était automatiquement un collabo endoctriné, un pauvre assimilé, un complice du pouvoir oppresseur, un sot dépourvu de réflexion et des compétences intellectuelles nécessaires pour former un jugement rationnel.

Mais quand j’entends crier qu’être en désaccord avec la loi 21, c’est faire du Québec Bashing, je décroche. Quand on qualifie de Québec Bashing le lien qu’ont fait certains malheureux entre la loi 21 et l’attentat de London, je décroche.

Ce n’est pas du Québec Bashing, c’est juste une comparaison stupide.

Le Québec est fier de son identité, il la revendique de plus en plus fort, mais quand on joue dans la cour des grands, il faut cesser de crier « Maman ! » chaque fois qu’on se fait brasser un peu.