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Des routes de moins en moins en déroute à Québec

La désuétude des chaussées municipales est passée de 27 % à 12 % en 6 ans

Quebec
Photo Stevens Leblanc Le réaménagement du boulevard Hochelaga est l’un des chantiers majeurs de Québec cet été. Ce projet, évalué à 61,7 M$, vise entre autres à élargir la chaussée et à refaire les conduites d’eau et d’égouts. La fin des travaux est prévue l’an prochain.

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La patience des automobilistes semble avoir été payante à Québec, où, après des années d’investissements importants, le taux de désuétude des chaussées municipales est passé de 27 % en 2013 à 12 % en 2019, selon les données les plus récentes.

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La Ville avait lancé en 2016 une opération d’asphaltage qualifiée d’atomique» par le maire Régis Labeaume.

Pendant trois ans, les usagers y ont goûté en matière d’entraves, avec en moyenne plus de 800 chantiers et près de 200 km de chaussées réparées par année.

La mise à jour des données d’auscultation, en 2019, a permis de constater un recul du niveau de désuétude de la surface des 2400 km de routes municipales, qui est mesuré par une firme engagée par la Ville.

La prochaine mise à jour est attendue l’an prochain.

«On ne pourra jamais se rendre à 0 %. Je pense qu’entre 10 et 12 % comme présentement, c’est très raisonnable», affirme le conseiller municipal Steeve Verret, responsable des infrastructures de rue et de l’ingénierie au comité exécutif.

Changement de stratégie

Depuis 2019, le nombre de chantiers est nettement à la baisse.

Par contre, ceux qui sont réalisés sont souvent de plus grande envergure, entre autres parce que l’administration multiplie les occasions de refaire les infrastructures souterraines : aqueduc, égouts et autres utilités publiques. Les sommes investies sont donc encore très importantes.

«On peut donner un répit à nos gens parce que notre réseau est quand même bien au niveau de l’asphaltage. Là, on se concentre sur la pérennité de nos infrastructures souterraines», résume M. Verret.

Car, sous le sol, ce sont 6000 km de tuyaux qui sont à entretenir et personne n’est gagnant si on les laisse dépérir, fait-il remarquer.

«L’un ne va pas sans l’autre. Si ton sous-sol est fini, ça ne te donnera absolument rien de mettre de l’asphalte, ça va être à refaire.»

Seulement 22,6 km cette année

En 2021, la Ville n’a prévu de réaménager que 22,6 km de chaussées lui appartenant, mais investira néanmoins 135 millions $ dans 364 chantiers, dont certains majeurs, comme celui de la rue Dorchester, qui vise à préparer le terrain pour le futur tramway.

Cela ne tient toutefois pas compte des imposants chantiers du réseau du ministère des Transports, comme celui qui démarre bientôt sur le pont Pierre-Laporte.

M. Verret croit que les efforts des dernières années ont valu la peine et que les progrès réalisés font l’envie d’autres municipalités. «C’est la poule ou l’œuf. Si on veut des infrastructures de qualité, à un moment donné il faut les faire [les travaux].»

Par ailleurs, il ne se surprend pas de voir le nombre de nids de poule colmatés se maintenir au-dessus de 20 000 par an, y voyant une certaine fatalité de la rigueur hivernale.

«Il y a plus de publicité, il y a plus de moyens» pour les signaler, soulève-t-il également.

Des M$ investis à Québec  

* Les investissements en infrastructures regroupent aussi bien la réfection du revêtement que des infrastructures souterraines, celles-ci étant plus coûteuses à restaurer. C’est pourquoi l’investissement est élevé même quand les kilomètres couverts sont moins nombreux. Source : Ville de Québec.

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