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Les 5 clés pour gagner à la forteresse de Vegas

Le Tricolore doit éviter de rentrer à Montréal avec un déficit de 2 à 0

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Sept victoires consécutives, sept matchs sans accorder le premier but, 447 min 8 s sans tirer de l’arrière. Tout ça paraît bien dans un tableau de statistiques, mais ne vaut rien finalement si votre capitaine ne reçoit pas le gros trophée des mains de Gary Bettman à la conclusion des séries éliminatoires.

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Le Canadien a échappé la première partie de sa demi-finale l’opposant au Golden Knights, lundi. S’il souhaite ne pas être en eaux troubles, il devra immédiatement répliquer, mercredi soir, dans le bruyant et énergique T-Mobile Arena de Las Vegas.

Phillip Danault et Corey Perry se sont butés au gardien Marc-André Fleury, lundi.
Photo AFP
Phillip Danault et Corey Perry se sont butés au gardien Marc-André Fleury, lundi.

Le Centre Bell aurait beau être rempli pour les troisième et quatrième matchs, accuser un déficit de 2-0 serait une pente fort abrupte à remonter face à une équipe aussi complète. 

  • Écoutez la chronique de Jean-Charles Lajoie avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

Pour espérer conquérir la forteresse des Golden Knights, et rentrer à Montréal à égalité dans la série, le Tricolore devra respecter les cinq principes suivants :

1. Bon début de match

Le Canadien a bien accompli cette tâche lors de la rencontre initiale. Il a dominé la première portion de la première période. Au cours des neuf premières minutes, il a obtenu les meilleures occasions de marquer. Cole Caufield, Nick Suzuki, Brendan Gallagher ont tous frappé à la porte des buts, mais se sont butés à Marc-André Fleury. Voilà le seul endroit où le Tricolore a trébuché en début de match.

« On a eu de bonnes occasions, mais on n’a pas su en profiter. C’est un aspect à améliorer. Fleury est un gardien avec un niveau de compétition très élevé. Il n’abandonne sur aucun tir », a indiqué Tyler Toffoli.

2. Ralentir la circulation

Les défenseurs du Canadien ont passé une grande partie de la soirée le nez écrasé dans la baie vitrée. Les Golden Knights sont maîtres dans l’art d’appliquer la pression. D’ailleurs, ils ont compris qu’en ne se débarrassant pas de la rondelle entre la ligne rouge et la ligne bleue, ils ne permettent pas à Carey Price d’aider ses défenseurs. William Carrier (8), Ryan Reaves (6), Nicolas Roy (6) et Reilly Smith (6) ont fait la vie dure au Tricolore avec leurs nombreuses mises en échec. La plupart étant destinées aux arrières du Tricolore.

« Ils sont rapides et agressifs en échec avant. On doit s’assurer d’être solides dans notre territoire, sortir la rondelle rapidement et passer plus de temps en zone adverse », a énuméré Eric Staal, souhaitant régler ce problème.

3. Une contribution des défenseurs

Les arrières des Golden Knights ont uni leurs efforts pour trois buts, six points et 18 tirs. De leur côté, leurs homologues du CH ont été blanchis dans chacune de ces trois catégories. Contre les Jets, ceux-ci avaient été au cœur des succès de l’équipe. Ils avaient récolté 11 points (dont six dans le premier match) et 36 lancers (une moyenne de neuf par rencontre). Nul doute que l’absence de Jeff Petry prive le Tricolore d’une munition importante, mais d’autres devront assurer la relève.

« C’est toujours important d’obtenir de l’attaque de la part de sa défense. On l’a bien vu contre Winnipeg. Par contre, ce n’est pas une question de sauter dans le jeu. Parfois, il faut savoir attendre et choisir le bon moment », a exprimé Dominique Ducharme.

4. Éviter le cachot

L’entraîneur-chef du Canadien l’a mentionné dès les instants suivant la défaite : ce sont les punitions qui ont coûté cher.

La tenue des Golden Knights sur l’attaque massive a beau être atroce (4 en 32, 12,5 %), cela n’empêche pas les joueurs utilisés à court d’un homme de dépenser de l’énergie à se défendre. C’est encore plus vrai quand il vous manque un pilier à la ligne bleue et que trois des quatre punitions sont purgées par des membres réguliers de votre unité de désavantage numérique.

« On a écopé de trop de punitions en deuxième période. Ça a coupé notre rythme et on n’a jamais été capable de le retrouver », a soutenu Tyler Toffoli.

5. La résurrection du troisième trio

L’état-major du CH a souvent vanté la profondeur de l’équipe. C’est vrai qu’elle lui a bien servi jusqu’à maintenant. Néanmoins, les Montréalais ne pourront espérer s’en sortir sans la contribution du troisième trio. Depuis la fin de la série contre les Maple Leafs de Toronto, Jesperi Kotkaniemi, Josh Anderson et Paul Byron ont uni leurs efforts pour un seul but (marqué par Kotkaniemi). Ils affichent un dossier combiné de -8. Peut-être est-ce le temps de ramener Tomas Tatar sur la patinoire ? Le Slovaque a été laissé dans les gradins lors des sept derniers duels. 

« ‘‘Tuna’’ [Tatar] est un vrai professionnel, un gars d’équipe. Éventuellement, il pourrait entrer dans la formation », a déclaré Ducharme sans en dévoiler davantage.  

  • Écoutez la chronique sports et société de Jean-François Baril sur QUB radio:   

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