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En cour pour avoir menacé Geneviève Pettersen

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En dénonçant un homme qui se croyait vraisemblablement permis d’envoyer des menaces sur internet, la chroniqueuse Geneviève Pettersen souhaite que les gens réalisent que leurs propos en ligne peuvent avoir de graves conséquences.

«Comme femme dans l’espace médiatique, on reçoit souvent des propos à caractère sexuel et des menaces à notre intégrité physique. J’ai décidé que je ne laisserais plus rien passer. Même si je dois déposer 200 plaintes, je vais le faire», lance Geneviève Pettersen. 

Patrick Cloutier Bolduc, 35 ans, a plaidé non coupable à un chef d’accusation de communications indécentes à son égard jeudi au palais de justice de Montréal.

«Il m’a envoyé des messages [écrits et vocaux] épouvantables sur Facebook, des menaces et des allusions de viol. C’était tellement explicite et dégueulasse que je me suis sentie agressée dans mon intimité», explique celle qui est aussi écrivaine et animatrice à QUB radio.  

  • Écoutez Geneviève Pettersen sur QUB radio:

Elle dit avoir été victime «d’une vague de haine» suite à une publication à son sujet publiée par le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, qui était alors chroniqueur à la radio. Effrayée et en pleurs, elle s’est rendue au poste de police le matin du 1er janvier pour déposer une plainte contre Patrick Cloutier Bolduc ainsi que deux autres individus.

« Je ne connais pas son état mental, donc je me disais : “Est-ce qu’il va m’attendre à la sortie de mon travail ? Est-ce qu’il connaît mon adresse de maison ?” C’était épeurant ce que je recevais comme message », se remémore-t-elle.

Accusations sérieuses

La juge Isabelle Rheault a d’ailleurs souligné à Cloutier Bolduc qu’il fait face « à des accusations sérieuses. »

À sa sortie de la salle, le résident de Gatineau s’est défendu en disant s’être « déjà calmé » sur les réseaux sociaux. 

« Je n’ai jamais écœuré personne, c’était juste une fois, sauf que j’ai choisi la mauvaise personne », a-t-il commenté.

« Il n’y a pas de bonne personne à cibler, s’indigne Mme Pettersen. J’en comprends qu’il aurait aimé mieux choisir une personne qui aurait été craintive de dénoncer. »

Ainsi, elle invite quiconque reçoit des messages de haine sur les réseaux sociaux à ne pas tolérer ce genre de propos.

« Plus on va porter plainte, plus ces causes-là vont se faire entendre et les lois vont s’adapter. Et plus les gens vont y repenser à deux fois. Pour un soir où t’es crinqué sur Facebook, ça peut être cher payé », laisse-t-elle tomber.  

  • Avec Michaël Nguyen