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À la découverte de Richardson Zéphir

À la découverte de Richardson Zéphir
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

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Même s’il a trouvé sa voie comme humoriste sur le tard, Richardson Zéphir ne changerait de cap pour rien au monde. Celui que plusieurs ont découvert à «Big Brother Célébrités» l’hiver dernier est une bête de scène passionnée qui est aussi en train de se faire une belle place au petit écran! 

Richardson qu’est-ce qui vous a mené à l’humour?

Je pense que c’est l’improvisation. J’en ai fait en quantité industrielle de mes 12 ans jusqu’à maintenant. Le métier d’humoriste en est la suite logique.

Y a-t-il eu un moment charnière qui a confirmé ce choix de carrière?

Avant de me lancer en humour, j’étais propriétaire des Terrasses Bonsecours, dans le Vieux-Port de Montréal. En 2009, alors que mes trois associés voulaient vendre leurs parts, Martin Durocher, du Zoofest, m’a contacté pour que j’y participe au côté de Ian Métayer, avec qui je faisais des sketchs humoristiques sous le nom Les Grands Burlesques, au cégep. J’ai vu là l’opportunité de mettre la restauration de côté et de sauter dans le monde de l’humour. Je me disais que si ça ne fonctionnait pas, je pouvais retourner à mon plan B, la restauration, ou à mon plan C, grâce à mes études en pétrochimie.

L’avez-vous déjà regretté?

Je n’ai jamais eu de regrets, même si j’avais peur de me lancer, car j’avais vraiment beaucoup aimé mes années à travailler dans le Vieux-Port. L’humour était quelque chose que j’avais toujours voulu faire, mais j’avais l’impression qu’il y avait peu de place pour la relève auparavant. Petit à petit, les soirées d’humour se sont multipliées et j’ai réalisé que je pouvais exister comme humoriste sans être une grande vedette.

Comment votre entourage a-t-il réagi à ce changement de cap?

Très bien. Connaissant ma passion pour l’improvisation, ils n’étaient pas trop surpris. J’ai eu la chance d’être beaucoup soutenu par mes deux frères, ma sœur et ma mère.

Vous êtes une force tranquille qui semble ne jamais sortir de ses gonds. Qu’est-ce qui vous fâche?

Pas mal tout, comme tout le monde! Seulement, j’ai cette chance de ne jamais demeurer fâché plus de trois minutes. J’arrive facilement à me parler et à relativiser. À dire vrai, je trouve que la colère est un désavantage. Si je parle doucement à une personne avec qui je suis en conflit au lieu de lui crier dessus, c’est certain que nous réglerons notre différend. La colère ne règle jamais rien, elle ne fait qu’envenimer les choses.

Et qu’est-ce qui vous met assurément un sourire aux lèvres?

J’aime les blagues et j’avoue que c’est toujours hilarant pour moi d’être témoin de maladresses. Je regarde aussi beaucoup trop de vidéos d’animaux. Ça, c’est un problème!

Comment votre humour se démarque-t-il de celui de vos collègues humoristes, selon vous?

J’adore traiter de sujets moins sexy, comme les scandales. Mon plan n’est jamais de dénoncer, mais plutôt de trouver des solutions à des problèmes. J’ai fait, par exemple, un numéro sur l’appropriation culturelle en expliquant ce que c’est, car on en parle beaucoup sans jamais vraiment définir le problème. Même si je suis un homme, j’ai également abordé le mouvement Mes poils. Je veux que les gens rient de mes numéros et qu’ils y réfléchissent en partant.

Vous êtes en plein rodage de votre spectacle «Blagueur». Qu’est-ce que les spectateurs vont découvrir sur vous en y assistant?

Ils vont s’apercevoir que même si je suis calme dans la vie de tous les jours, sur scène, c’est autre chose. Ils vont découvrir ma folie!

Quel impact a eu votre participation à «Big Brother Célébrités» sur votre carrière?

Beaucoup de gens qui n’étaient pas au courant de mon existence le sont, maintenant! Je reçois donc énormément plus de messages, et un plus grand public est intéressé à voir mon spectacle.

Vous avez eu un parcours sans faute à l’émission, faisant preuve de respect envers tout le monde. Votre maman était-elle fière de vous?

Oui, ma mère était bien contente de mon parcours là-bas! Je pense qu’elle se reconnaissait à travers moi, car nous avons vraiment le même caractère. Je sais toutefois qu’elle a été énormément stressée lors de ma dernière épreuve. Je pense qu’elle est restée nerveuse jusqu’au lendemain!

Quelles sont vos ambitions?

Je veux faire de la scène toute ma vie et garder cette proximité avec les gens, que ce soit grâce à des spectacles d’humour ou par l’improvisation. L’envergure du public m’importe peu, aussi: je suis tout aussi heureux de jouer devant 30 personnes que devant 1000 spectateurs. Je souhaite également écrire pour le cinéma et la télévision.

Pour suivre ses projets: richardsonzephir.com.

On le voit partout! 

À la découverte de Richardson Zéphir
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

Si l’humoriste se sent comme un poisson dans l’eau sur scène, il se débrouille aussi très bien en studio. Au cours des derniers mois, on a notamment pu le voir dans la peau du caporal Zéphir dans la deuxième saison de «La Maison-Bleue», offerte sur Tou.tv Extra, et il a aussi pu mettre ses talents d’improvisateur au service de la sitcom «Rue King» (disponible sur TVA+), où il jouait un apprenti serveur aux côtés de Marie-Ève Morency.

De beaux projets se pointent aussi à l’horizon pour l’automne. En effet, en plus d’apparaître dans un des nouveaux épisodes de la saga «Patrick Senécal présente», sur Club illico, il participera à la comédie «Club Soly», le nouveau projet d’Arnaud Soly destiné à Noovo, ainsi qu’à la compétition d’improvisation «Le Punch Club», à Z, où il commentera les matchs en compagnie d’Ève Côté.

Richardson Zéphir récolte enfin les fruits semés!

Il roule sa bosse depuis un bon moment déjà. Mais ces derniers temps plus que jamais, le travail de l’humoriste et acteur Richardson Zéphir porte ses fruits. Celui-ci sera d’ailleurs une des têtes d’affiche des nouveaux épisodes de «Patrick Senécal présente».

Richardson Zéphir est plutôt habitué à l’humour, et l’horreur est un genre qui lui est étranger comme acteur. «J’en ai consommé plus jeune, mais vraiment pas beaucoup dans les dernières années.»

Or il sera dans un des cinq épisodes de Patrick Senécal présente qu’on pourra voir à l’automne sur Club illico. Il vient à peine de terminer le tournage, qui s’est fait en trois jours, sous la direction du réalisateur Stéphane Lapointe (Faits divers). «C’était vraiment agréable d’entrer dans cet univers, dans cette ambiance», admet-il.

Il s’en souviendra longtemps: dès la première scène qu’il a eu à jouer, l’acteur s’est fait une blessure à la jambe (rien de grave, tient-il à préciser). «C’était une scène de course, et je me suis vraiment donné... parce que j’ai regardé trop de films avec Will Smith! Et je me suis étiré un muscle. J’ai boité tout le reste du tournage», raconte-t-il en riant.

Richardson donne la réplique à Gildor Roy. «J’incarne Louis et Gildor incarne Rich. Ce sont deux voleurs qui se cachent de la police dans une maison choisie au hasard.» Sur l’histoire, il n’en dira pas plus, si ce n’est que le hasard ne fait pas toujours bien les choses!

Au sujet du personnage qu’il incarne, il explique: «Il veut bien être un voleur, mais ce n’est pas une mauvaise personne pour autant. Le fait qu’il doive utiliser la violence le bouleverse totalement!»

Dans les autres épisodes de «Patrick Senécal présente», on verra notamment Éric Bruneau, Micheline Lanctôt, Gilbert Sicotte, Bénédicte Décary et Rémi-Pierre Paquin.

Le long chemin vers la lumière

Richardson Zéphir œuvre comme humoriste et comédien depuis longtemps. Il fait de l’impro depuis l’âge de 12 ans, a participé à la compétition télévisée «En route vers mon premier gala Juste pour» rire en 2016, a popularisé un personnage de policier sexy sur le Web, et a multiplié les apparitions et les rôles dans des séries et des émissions telles que «Les Simone», le «Bye Bye 2018», «C’est comme ça que je t’aime», «Faits divers», «La Maison-Bleue»... On a aussi pu l’entendre à «Plus on est de fous, plus on lit...»

«J’ai toujours eu des petits rôles comme acteur, et ç’a été un long processus avant qu’on me fasse confiance et que les gens me découvrent. J’ai fait de la figuration, puis des troisièmes rôles, et maintenant, j’ai des rôles plus importants.»

Un homme pudique

Après son passage à «Big Brother Célébrités», Richardson a été élu coup de cœur du public. Il a su démontrer que ça paie parfois de demeurer discret dans une téléréalité. «Je ne voulais pas trop parler ni prendre trop de place, pour ne pas être une menace.»

Il faut dire que Richardson est pudique dans la vie. On en sait peu sur lui et sur sa vie privée. «À l’extérieur de la vie publique, je ne me dévoile pas. Je ne veux pas imposer ça à ma famille et à mes proches.»

Quant à savoir si son cœur appartient à quelqu’un et s’il a des enfants... «Pour l’instant, je n’ai rien de tout ça: je n’ai pas d’enfants et je n’ai personne dans ma vie», dit-il simplement.

Est-ce pour ça qu’il se donne beaucoup dans son travail? «Oui. Mais je ne considère pas ça comme du travail. C’est un privilège que j’ai de faire de l’humour et d’avoir des rôles de temps en temps.»

Jamais autant de clics qu’en 2011!

Parmi ses accomplissements, Richardson peut se vanter d’avoir joué dans le vidéoclip «Titanium», de David Guetta et Sia, sorti en 2011 et tourné à Sainte-Marthe-sur-le-Lac. «La productrice était une amie et elle m’a appelé la veille du tournage pour me demander de remplacer quelqu’un à la dernière minute. J’avais une moustache pour la première fois de ma vie, parce que c’était movember!» se souvient-il. Le clip a obtenu des millions de vues sur YouTube.

On n’a pas fini d’entendre parler de lui! Durant l’été, il rodera son spectacle ici et là. Puis, cet automne, avec Ève Côté, il sera commentateur à l’émission d’impro «Le Punch Club», à Z. Il coanimera également le Gala de l’industrie des 36es prix Gémeaux avec Alice Pascual le 17 septembre à 20 h, en direct sur la page Facebook des Gémeaux.

Richardson Zéphir récolte enfin les fruits des grains qu’il sème depuis fort longtemps...

Cet automne, on verra Richardson Zéphir dans un des cinq nouveaux épisodes de «Patrick Senécal présente», sur Club illico.