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Des textos pour suivre des proches opérés

L’initiative d’un infirmier du CHUM fera des petits

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Photo courtoisie Mathieu Montmagny, Audrey Morin et leur fils, Émile, ont reçu les textos automatisés du CHUM lorsque le père a été opéré.

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Tenus à distance par la pandémie, des proches de patients opérés au CHUM restent informés par textos, en temps réel, de l’évolution de l’intervention, grâce à l’ingénieuse initiative d’un infirmier.

S’inspirant du modèle des entreprises de livraison de repas, qui tiennent les clients informés par textos, l’infirmier Alexandre Mignault, du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM), s’est demandé pourquoi l’hôpital ne ferait pas la même chose.

Déjà, des moniteurs dans les salles d’attente permettaient aux familles de suivre le parcours d’un proche, en les informant du moment où la chirurgie débutait, se terminait ou quand le patient se rendait en salle de réveil.

Initiative qui ne coûte pas cher

Infirmier-chef au bloc opératoire depuis trois ans, l’homme de 34 ans a pensé d’offrir la même information, mais par textos automatisés, puisque les proches n’avaient plus accès à l’hôpital à cause de la COVID-19. L’objectif était de réduire l’anxiété des proches.

« Ça ne coûte vraiment pas cher au système de santé, mais l’impact est énorme », fait-il valoir, ajoutant que le coût est d’environ 480 $ pour 64 000 textos.

Depuis cet hiver, plus de 25 000 textos ont été envoyés aux proches d’environ 5000 patients.

« C’est un service qui va perdurer, c’est un point de départ », assure-t-il. Le succès a été tel que l’offre est là pour rester après la pandémie, et d’autres hôpitaux l’appellent pour le mettre en œuvre chez eux.

Ainsi, même lorsque les proches pourront retourner dans les hôpitaux, ceux qui vivent en région éloignée ou qui doivent absolument travailler, par exemple, pourront être informés grâce à ce service.

Rassurant

Un exemple de message.
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Un exemple de message.

« C’est très rassurant », affirme Audrey Morin, âgée de 33 ans, qui a reçu ces textos en avril dernier, alors que son conjoint subissait une intervention au côlon.

« Ça faisait un pincement au cœur de ne pas être là pour lui tenir la main », dit-elle, alors qu’elle était stressée pour son mari. Néanmoins, elle a bien aimé savoir en temps réel quand commençait et se terminait la chirurgie d’environ quatre heures en recevant des textos à plusieurs moments dans la journée.

« J’étais surpris que la technologie de nos hôpitaux soit rendue là [...] J’ai trouvé ça génial et ça enlève un stress », ajoute son mari, Mathieu Montmagny, ravi de savoir ses proches informés.

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