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Une fable étonnante

Michel Therrien
Photo Pierre-Paul Poulin Michel Therrien

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C’est un court roman, presque une nouvelle, que nous propose Michel Therrien avec Le Jardin d’Éden de Madame Fitzgerald. Un habile conte pour adultes aux allures de fable moderne dont la noirceur s’installe tout doucement ; jusqu’à tout emporter de la vie paisible de personnages que l’on croyait ordinaires.

Si son avatar de Michael Storm s’inspire de celui de l’auteur Marc-André Poissant – mieux connu sous le nom de Marc Fisher –, c’est que Michel Therrien adore multiplier les clins d’œil à ce qui l’allume dans ses écrits. 

Comme les choses qui l’allument dans la vie semblent infinies, ce ne sont pas les références historiques, culturelles, d’actualité et personnelles qui manquent dans son premier roman Le Jardin d’Éden de Madame Fitzgerald.

« Ma pire tragédie est de ne pas pouvoir lire tous les livres ni voir tous les films qui existent sur la terre, lance l’auteur de 53 ans ayant grandi à Montréal. De la même façon, je dois accepter le fait que je ne pourrai jamais écrire toutes mes idées. »

Celui qui, enfant, volait la machine à écrire de son père pour écrire des histoires (deux doigts à la fois, une habitude dont il ne s’est jamais départi) s’intéresse aux médias et à la culture depuis toujours. Cela grâce à sa mère qui était ouverte sur le milieu culturel et prônait l’importance de la lecture.

« Mon ouverture du côté des arts me vient de ma mère, poursuit celui qui a été initié à la musique rock dans le sous-sol d’un voisin, un certain Patrick Bourgeois. Tout ce que j’ai toujours voulu était de travailler dans le domaine des médias et raconter des histoires. »

Après des études en cinéma, en littérature et en communication, il a en effet tout fait dans le domaine médiatique : animateur, commentateur, humoriste, enseignant à l’école de radio et de télévision Promédia, cinéaste, rédacteur en chef...

Un couple, un jardin et un chat

La première ligne du Jardin d’Éden de Madame Fitzgerald est un hommage à la première ligne de La Chèvre de monsieur Seguin, le récit d’Alphonse Daudet, raconté par Fernandel sur un vieil album que l’auteur a fait jouer, rejouer et re-rejouer sur son tourne-disque quand il était enfant.

Tout comme La Chèvre, l’histoire de Michel Therrien est toute simple. 

C’est l’histoire d’une dame qui n’a pas de chance avec ses plantes et qui trouve abominable que, pendant qu’elle met autant d’amour sur son terrain, l’herbe soit littéralement plus verte chez Richie Parker, son arrogant voisin. 

Il y est aussi question de son chat prénommé Hemingway et de son dessinateur de mari, Leon.

« Madame Fitzgerald va devenir complètement obnubilée par son jardin et son voisin, explique l’auteur qui a souhaité planter son récit dans la ville fictive de Melville Lake. Cela va la mener à sa perte, mais je ne peux trop en dire. »

Ce qu’on peut en dire, c’est que comme les inspirations de Michael Storm sont de l’ordre des Edgar Allan Poe, Guy de Maupassant et Stephen King, le lecteur doit s’attendre à une histoire flirtant avec le thriller et aux tournures inattendues. Car, pour l’auteur qui a inclus bon nombre de clins d’œil culturels et historiques en plus de plusieurs pointes d’humour dans son récit, l’idée reste toujours de surprendre les lecteurs. 

Le jardin d’Éden de Madame Fitzgerald<br/>
Michael Storm<br/>
autopublication disponible sur Amazon.ca et chez Buro Pro Citation<br/>
141 pages
Photo courtoisie
Le jardin d’Éden de Madame Fitzgerald
Michael Storm
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141 pages