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Le plus grand fan du CH à Vegas

Un Montréalais expatrié dans le désert possède quatre bancs du Forum

Fan CH Vegas
Photo Antoine Lacroix Les membres de la famille Krief portent fièrement leurs chandails du Tricolore sur la surface extérieure. De gauche à droite : Sarah, Maurice, Jacob, Lily, Stéphane et Kaya.

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LAS VEGAS | Parmi les lieux les plus improbables où l’on peut retrouver des bancs de l’ancien Forum de Montréal, une maison en banlieue de Las Vegas est probablement dans le haut de la liste. Un Montréalais expatrié dans le désert a réussi à en réunir quatre.

« J’ai réussi à en trouver trois ici, un monsieur de la place avait ça, mais il n’y tenait pas tant que ça. Ça a pris des mois et finalement il me les a vendus, il m’a montré les papiers pour les authentifier, explique le Montréalais d’origine Stéphane Krief. Mais trouver ça à Las Vegas, c’était le destin. »

Le Journal a pu assister au quatrième match en compagnie du plus grand fan du Canadien au Nevada.

« Non, pas juste ici, mais au monde », lance avec un clin d’œil M. Krief.

Celui qui a grandi dans le quartier Outremont, à Montréal, n’a pas lésiné pour montrer sa grande passion pour ses Glorieux.

La première chose qu’on remarque en rentrant dans la maison, c’est un drapeau à l’effigie du CH faisant la nomenclature des 24 coupes Stanley remportées dans son histoire. 

Des bancs du Forum

Quatre bancs provenant du Forum, au nom de quatre grands : Maurice et Henri Richard, Bernard « Boom Boom » Geoffrion et Dickie Moore.
Photo Antoine Lacroix
Quatre bancs provenant du Forum, au nom de quatre grands : Maurice et Henri Richard, Bernard « Boom Boom » Geoffrion et Dickie Moore.

Mais ce qui saute aux yeux, lorsqu’on s’approche de la télévision écran géant, ce sont les quatre bancs provenant du Forum, au nom de quatre grands : Maurice et Henri Richard, Bernard « Boom Boom » Geoffrion et Dickie Moore. 

Après avoir pu mettre la main sur trois bancs au départ, il en a dégoté un quatrième après la naissance de bébé numéro quatre.

« À mes yeux, il n’y a pas de prix pour ça, c’est extraordinaire. C’est impossible que je vende ça un jour, je veux que ça passe dans les prochaines générations », s’exclame M. Krief. 

L’homme de 44 ans a déménagé aux États-Unis en 2004, tanné de nos hivers.

« J’ai passé six mois en Floride. Et avec les belles températures, je me suis dit : “Ouin, je pense que je vais rester ici” », rigole-t-il.

Transmettre la passion

Stéphane Krief affiche ses couleurs pour regarder le hockey.
Photo Antoine Lacroix
Stéphane Krief affiche ses couleurs pour regarder le hockey.

L’homme d’affaires possède deux salons de tatouage sur la Strip de Las Vegas. Auparavant, il était propriétaire de neuf magasins de vêtements et de souvenirs, mais il a préféré quitter ce créneau en raison de l’arrivée du géant Amazon.

« Mais tu ne peux pas acheter de tatoos avec Amazon », souligne Stéphane Krief.

En plein milieu du désert, il a décidé de transmettre sa passion pour le Canadien à ses enfants. En vue du match, tout le monde porte son chandail bleu-blanc-rouge. 

« C’est nos racines, plaide-t-il. Oui, on a une équipe ici, mais je veux qu’ils apprécient où ça a été inventé, où on a commencé à jouer. »

« Hey, moi je n’aime pas du tout les Bruins de Boston », me lance sa fille Kaya, installée dans le divan et prête à encourager son équipe favorite. 

« Il y avait des concepts qu’il était important de lui montrer », lance à la blague le Québécois. 

Une « patinoire » dans sa cour

Dans sa cour arrière, Stéphane Krief a même fait installer une réplique de patinoire, lui qui joue au hockey dans la région. 

Mais il l’a surtout fait pour que son petit garçon de deux ans puisse s’exercer à lancer des rondelles au filet et jouer avec lui.

« Il joue tous les jours, il ne manque pas une journée », explique-t-il.

« Allez, montre-lui ce que tu sais faire ! » lui lance son père.

Le petit Jacob empoigne alors son bâton, s’installe dans l’enclave et décoche un tir impressionnant pour son âge. 

Peut-être une vedette en devenir pour l’équipe qu’il commence à adorer, qui sait ?