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Le rêve américain d’un Québécois à Vegas

Un homme d’affaires possède un centre de roller-hockey

Roller hockey Vegas
Photo Antoine Lacroix L’homme d’affaires québécois Daniel Corsatea pose sur la surface de roller-hockey qu’il possède à Las Vegas, où il a déménagé en 1997.

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LAS VEGAS | Pour réaliser son « rêve américain », un homme d’affaires québécois a quitté Montréal et ses hivers, en 1997, pour venir rouler sa bosse dans la ville qui ne dort jamais, où il a converti certains de ses habitants au roller-hockey et où il fait dans l’événementiel. 

« Je ne peux pas expliquer c’est quoi vivre à Vegas. C’est spécial ici, il n’y a pas un autre endroit semblable dans le monde », lance Daniel Corsatea, qui possède le Las Vegas Roller Hockey Center. 

L’homme de 56 ans ne regrette pas son choix d’avoir déménagé en plein milieu du désert. Exit la Strip, ses casinos, et les touristes. Ce qui l’attire, c’est le train de vie « unique » que lui procure la ville. 

Arrivé à Montréal à l’âge de sept ans après avoir immigré de la Roumanie, il a adoré son temps dans la métropole. Ayant grandi à Pierrefonds, il est rapidement tombé amoureux du Tricolore. 

« J’ai connu les très belles années avec toutes les coupes Stanley qu’on gagnait les unes après les autres. J’en garde de très bons souvenirs », relate-t-il. 

Dans le monde des affaires, il a débuté par le secteur des photocopieuses, mais M. Corsatea a rapidement compris que ce n’était pas pour lui ; il cherchait quelque chose de plus excitant. 

C’est finalement en 1997 qu’il a décidé de venir s’installer au Nevada. En 2004, il a acheté l’endroit qui allait être converti en centre de roller-hockey.

« Avant c’était une patinoire, mais la qualité de la glace était beaucoup trop mauvaise... la chaleur », explique-t-il dans un français encore excellent, même s’il n’a pas l’occasion de le pratiquer souvent. 

Des différences avec la glace

Bien que très semblable au hockey sur glace, le style de jeu sur des patins à roues alignées est bien différent, explique M.Corsatea. 

« Au roller-hockey, il n’y a pas de dump and chase. C’est vraiment la possession de rondelle qui fait que tu vas l’emporter. Ça prend des passes, de la créativité, faut penser deux-trois jeux en avance », indique-t-il.

Chaque semaine, plus d’une cinquantaine d’équipes locales jouent sur l’unique surface de l’établissement. Fait particulier, il n’y a pas de parties le vendredi ni le samedi. « Tout le monde travaille ces journées-là, ce sont les journées les plus payantes et les plus occupées à Las Vegas », fait-il remarquer. 

Une partie de ses installations.
Photo Antoine Lacroix
Une partie de ses installations.

En plus d’organiser des tournois de roller-hockey chaque année, ce qui attire environ 70 équipes de partout aux États-Unis et de l’international, l’homme d’affaires n’hésite pas à utiliser sa surface pour d’autres sports, comme la crosse et le hockey de terrain, et même pour des compétitions de jiu-jitsu ou de basketball. 

« C’est intéressant pour les gens de faire un tournoi chez nous, juste parce qu’on est à Vegas. Tout le monde se cherche une raison pour venir ici », estime-t-il.

Le spectacle à Vegas

Lorsque ce n’est pas le sport qui l’occupe, Daniel Corsatea loue également ses locaux pour attirer des concerts en tout genre ou des événements privés, dans sa section bar. 

Mais ces temps-ci, le Québécois en profite surtout pour suivre avec grand intérêt la série entre les Golden Knights et le Canadien, lui qui est demeuré grand partisan du CH. 

« Je capote de pouvoir vivre ça ici, c’est incroyable comme expérience », fait-il valoir, lui qui a pu assister aux deux premiers matchs. 

La grande différence entre les partisans des chevaliers du désert et ceux de Montréal ? 

« Ici, les joueurs n’ont pas vraiment de pression. Les gens s’en foutent pas mal s’ils gagnent ou s’ils perdent. Tant mieux qu’ils soient vraiment bons, mais les fans veulent surtout un bon show. Et c’est ça qu’ils ont chaque fois qu’ils vont au T-Mobile Arena », conclut-il, espérant voir les Montréalais l’emporter.