/entertainment/tv
Navigation

«Les petits rois»: Julep, un personnage intéressant à détester

«Les petits rois»: Julep, un personnage intéressant à détester
PHOTO COURTOISIE/Pierre Manning -Shoot Studio

Coup d'oeil sur cet article

Pour la deuxième fois en moins de trois ans au petit écran, Pier-Gabriel Lajoie prête ses traits à un talentueux hockeyeur. Mais là s’arrêtent les comparaisons entre l’attaquant vedette Maxime Richer de «Demain des hommes» et le méchant capitaine Julep de la série «Les petits rois», offerte sur l’Extra de Tou.tv. 

Tandis que le premier est doux, sensible et fait profil bas aux côtés des autres jeunes, le deuxième est méchant, intimidateur et déplace de l’air. 

«C’est un personnage que j’avais envie de jouer parce que c’est quelque chose d’assez loin de moi de jouer la méchanceté et la dureté de ce personnage, explique le comédien. Il cache sa sensibilité derrière un masque et la crainte qu’ont les autres envers lui. Moi, je me considère un peu plus comme un gentil dans la vie de tous les jours.» 

Ce personnage que les téléspectateurs vont assurément prendre plaisir à haïr fait la loi à l’école avec Adaboy (Alex Godbout), son ami d’enfance. Mais un justicier caché se fera un devoir de leur remettre la monnaie de la pièce. D’autres élèves subiront alors des dommages collatéraux. 

«C’est sombre par moments, mais c’est surtout très rythmé, très intrigant et très touchant. Ce qui est intéressant, c’est la manière dont on traite des sujets d’actualité», précise Pier-Gabriel Lajoie. 

«Les petits rois»: Julep, un personnage intéressant à détester
PHOTO COURTOISIE/Pierre Manning -Shoot Studio

Réalité et diversité

Car plus qu’une simple histoire mettant en scène des jeunes et leurs problèmes, «Les petits rois» s’appuie sur un scénario qui dispose de ce qu’il faut pour rapprocher parents et enfants, croit l’interprète de Julep. 

«Ce qui est intéressant aussi avec cette série, c’est que, je pense, ça peut ouvrir la discussion sur bien des sujets pour des parents qui sont un peu plus vieux jeu, des sujets qui étaient tabous dans leur temps et qui le sont moins aujourd’hui. Par exemple, le fait que Julep soit homosexuel, ce n’est pas un “big deal”. Ce n’est pas un enjeu, il ne cache pas ça à ses parents pour sortir du garde-robe. Il ne se fait pas intimider pour ça du tout, au contraire. C’est accepté et normal.» 

De plus, ne serait-ce qu’en visionnant la bande-annonce de cette minisérie de six épisodes, on remarque rapidement une belle diversité au sein de la distribution. 

«Ça fait du bien d’avoir cette diversité-là à l’écran et de rencontrer les gens sur le plateau, confie Pier-Gabriel Lajoie Ça fait du bien de jouer avec des gens issus d’autres cultures, d’autres milieux. C’est beau, inclusif et on veut montrer de plus en plus à l’écran ce qui se passe au Québec et à Montréal, une ville tellement multiculturelle quand tu la compares à d’autres villes dans le monde. C’est notre réalité. [...] Ça permet aussi à plusieurs jeunes de se reconnaître à travers certains personnages et de s’approprier l’histoire.» 

Durant les prochaines semaines, Pier-Gabriel Lajoie continuera de garnir son curriculum vitae. Il poursuivra sa participation au tournage de la production «Chaos», attendue sur TVA cet automne, en plus de défendre le rôle-titre de «La nuit où Laurier Gaudreault s’est réveillé», première fiction télé de Xavier Dolan dont le dévoilement est prévu sur Club illico en 2022.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.