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Une saga qui a fait fureur en Italie

WE 0619 En mode lecture
Photo courtoisie Les lions de Sicile
Stefania Auci
Aux Éditions Albin Michel
560 pages

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À lire en vacances, une foisonnante saga qui raconte l’histoire d’une célèbre famille qui s’est installée en Sicile au tournant du XIXe siècle. 

La famille Florio, vous connaissez ? Au XIXe et au début du XXe siècle, elle a été l’une des plus riches d’Italie. Mais évidemment, ça ne s’est pas fait du jour au lendemain et le premier volet de cette saga romanesque raconte comment tout a commencé. 

Pour ça, il faut remonter jusqu’en 1799. Cette année-là, le petit village calabrais de Bagnara sera une fois de plus secoué par un puissant tremblement de terre, et pour Paolo Florio, ce sera celui de trop. Il n’a pas envie de voir sa femme Giuseppina ou son fils Vincenzo finir comme sa mère, écrasée sous les décombres. Non. Le mieux, c’est encore de quitter au plus vite ce coin de pays dangereux. Et même si Giuseppina ne veut rien savoir de la Sicile, il parviendra à entraîner toute sa famille à Palerme. 

La bosse des affaires

À l’époque, Palerme était l’un des principaux ports de la Méditerranée. Ce qui explique pourquoi Paolo et son jeune frère Ignazio y ont déjà une échoppe d’épices. Donnant dans le commerce maritime depuis des années, ils ont pris la lucrative habitude de transporter cannelle, poivre, cumin, clous de girofle, sumac, safran ou racines de gingembre. 

Le problème, c’est que les Palermitains ne seront pas particulièrement heureux de les voir débarquer chez eux avec toutes leurs belles idées de grandeur. Mais plus le temps passera, plus les affaires des Florio seront florissantes. Car de génération en génération, ils trouveront toujours le moyen de se diversifier et de surprendre.  

Une fresque familiale captivante qui a remporté un très vif succès en Italie. 

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En 1980, alors qu’il n’avait que 13 ans, David Vann a appris que son père James s’était tiré une balle dans la tête. Dans ce livre coup de poing qui combine habilement fiction et réalité, l’auteur de Sukkwan Island revient ainsi sur cette tragédie familiale en racontant à sa façon les derniers jours de son père maniacodépressif. Dur à lire, mais excellent.

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Ah, le bonheur de croquer dans des fruits et des légumes dont on a vu les graines germer et les feuilles pousser. Un petit plaisir qui peut facilement être répété année après année grâce à ce livre, qui explique les quatre principales méthodes permettant de produire ses propres plants. Sous peu, on pourra ainsi savourer poireaux, tomates, persil, petits pois, céleris ou betteraves. 

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Alors qu’on a l’habitude de les jeter ou de les mettre au compost, bien des restes alimentaires peuvent se révéler tout simplement délicieux. Les fanes de radis font par exemple d’excellentes soupes, tout comme les cosses de petits pois. Quant aux biscuits qui ont perdu leur croquant, ils peuvent se décliner en crumble. Et la peau des melons d’eau ? Une fois marinée, elle n’a rien à envier aux cornichons ! Pour ne plus rien gaspiller, ce guide est une vraie bible. 

Frissons garantis

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Le cercle de Finsbury

À 35 ans, Alice Dawson ne pensait plus vraiment pouvoir un jour rencontrer l’âme sœur. Mais dès que Leo Curtis a croisé sa route, elle a tout de suite su que c’était le bon. Après seulement quelques mois de fréquentation, elle acceptera ainsi de quitter son petit village de campagne pour aller vivre à Londres avec lui. Reste la maison à trouver, ce dont Leo se chargera sans se faire prier. Et surprise, il proposera d’acheter l’une des 12 propriétés avec jardin du Cercle de Finsbury, une résidence haut de gamme protégée par un imposant portail. Bref, l’endroit idéal pour démarrer une nouvelle vie à deux. Du moins, en principe...

Péril en la demeure ?

L’ennui, c’est qu’Alice ne parviendra pas à apprécier cette maison autant qu’elle aurait dû. Aussi grande et belle soit-elle, elle ne s’y sent pas bien. Lorsque Leo doit s’absenter plusieurs jours pour son travail, il lui arrive même de se réveiller en sursaut avec la très nette impression que quelqu’un l’épie. 

Il serait dommage d’en dire plus. Tout comme il serait dommage de lire le résumé qui figure à l’endos de ce thriller psychologique, parce qu’il en révèle beaucoup trop. Mais en gros, Alice a tout à fait raison de se méfier de cette maison, et nous, de vouloir à tout prix savoir pourquoi !