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Elle bouge pour la lutte au cancer du sein en l’honneur de sa mère et de sa grand-mère

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C’est en l’honneur de sa mère et de sa grand-mère, toute deux décédées jeunes du cancer du sein, qu’une femme et sa famille parcourront 250 kilomètres afin d’amasser des fonds pour la recherche. 

« Pour moi, c’est très important de faire ma part. J’ai toujours cherché une façon de leur rendre hommage. J’ai une petite fille de 9 ans, elle est en bonne santé, mais je veux que les recherches avancent et que les patientes aient le soutien nécessaire », explique Valérie La Madeleine, 39 ans.

Photo Courtoisie

Cette année, la trentenaire de Saint-Amable prévoit marcher au moins 250 km avec sa famille dans le cadre de la Virée Rose, une campagne de financement organisée par la fondation du cancer du sein du Québec. Elle le fait pour sa mère, Manon Brunet, qui est décédée en 2002 à l’âge de 41 ans. Décrite comme une femme « extraordinairement forte », cette dernière avait perdu sa propre mère, âgée de 39 ans, de la même façon.

Manon Brunet, décédée d'un cancer du sein à l'âge de 41 ans.
Photo Courtoisie
Manon Brunet, décédée d'un cancer du sein à l'âge de 41 ans.

« Elle a vécu beaucoup d'épreuves mais elle a toujours su se relever et passer au travers avec dignité, bienveillance et résilience, raconte sa fille. Toute la famille participe. On va marcher ensemble, pour elles. Chaque petit geste compte. »

Mais Valérie La Madeleine est loin d’être la seule à mettre la barre haute pour soutenir les patients atteints du cancer du sein.

« Il y a trop de femmes que je côtoie qui ont été touchées par le cancer », indique Angéline Dazé, 66 ans.

Cette année, la sexagénaire s’est lancée le défi de se rendre à 1000 km en l’honneur de ses amies, et tout particulièrement de sa belle-sœur qui a dû se faire enlever les deux seins. Elle portera toujours du rose lors de ses sorties.

Guérir l’humain derrière

Aujourd’hui, les traitements permettent de guérir près de 90% des patientes, se réjouit le Dr Sarkis Meterissian, directeur de la clinique et du programme du cancer du sein du CUSM.

« Mais on n’a pas autant de succès avec le soutien. On va guérir la maladie, mais pas guérir l’humain derrière », soupire-t-il.

Et après leur combat, plusieurs patients présentent d’importantes séquelles psychologiques, eux qui ont contemplé la mort de près, précise-t-il. Les fonds amassés serviront à leur offrir différentes formes de soutien. « Il y a tellement de chose qu’il faut faire, au-delà du traitement », poursuit le docteur qui participera aussi à la collecte de fonds cette année.