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Hydro-Québec inaugure ses premières centrales solaires

Plus de 80 % des panneaux installés dans les deux sites ont été fabriqués en Chine

Hydro-Québec inaugure ses premières centrales solaires
Photo Courtoisie / Hydro-Québec

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« La beauté d’un orage est qu’il est électrique ». C’est sous une pluie torrentielle et cette pointe d’humour de sa PDG qu’Hydro-Québec a procédé à l’inauguration, lundi, des deux premières centrales solaires de son histoire.  

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Construites au coût de 40 millions de dollars, les centrales solaires de La Prairie et de Varennes, en Montérégie, présentent une puissance installée combinée de 9,5 MW. 

Une telle puissance permettra de produire près de 16 GWh d’énergie solaire par année, l’équivalent de la consommation annuelle de 1000 clients résidentiels.

« L’objectif n’était pas de faire les centrales solaires qui allaient coûter le moins cher au monde. On n’était pas là-dedans du tout », a précisé sa PDG, Sophie Brochu. 

« On voulait installer des centrales, voir comment ça fonctionne, mettre des technologies... Bref, a-t-elle résumé, on est en mode apprentissage. »

La PDG d’Hydro-Québec, Sophie Brochu, devant la centrale de La Prairie, lundi.
Photo Agence QMI, Mario Beauregard
La PDG d’Hydro-Québec, Sophie Brochu, devant la centrale de La Prairie, lundi.

Laprairie et Varennes

Le parc solaire de La Prairie est situé en lieu et place de la centrale thermique de La Citière. D’une superficie de 150 000 m2, l’équivalent de 28 terrains de football américain, le site regroupe pas moins de 26 000 panneaux solaires.

Du nombre, seuls 4200 ont été fabriqués à Trois-Rivières par la société québécoise Stace. Les autres panneaux sont le fruit de la production de la société chinoise Jinko Solar Holding, l’un des plus importants manufacturiers de panneaux solaires photovoltaïques.

De taille plus modeste, la centrale solaire de Varennes présente une superficie de 56 000 m2 (10 terrains de football) et une puissance installée de 1,5 MW. 

La totalité des 4600 panneaux de cette deuxième centrale a également été fabriquée par la chinoise Jinko. Une décision que le chef de l’innovation et vice-président exécutif, Production, d’Hydro-Québec, David Murray, a justifiée par une capacité de production locale encore limitée.

La centrale de La Prairie portera le nom de Gabrielle-Bodis, en l’honneur de celle qui fut la première ingénieure embauchée par Hydro-Québec, en 1959. Celle de Varennes a été baptisée en l’honneur de Robert-A.-Boyd, le premier ingénieur francophone engagé par la société d’État, en 1944.