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Une nouvelle plage dans l’Est de l’île

Une nouvelle plage dans l’Est de l’île
Félix Lacerte-Gauthier

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Longtemps évoquée, l’idée d’une plage dans l’est de l’île de Montréal est maintenant une réalité. Dès maintenant, les résidents du secteur peuvent profiter des berges du fleuve Saint-Laurent, sans pouvoir s’y baigner toutefois. 

«C’est une immense fierté pour notre population d’avoir un projet aussi exceptionnel, ici [dans l’arrondissement], qui rayonne à plus grande échelle et qui met en valeur les rives du fleuve», a souligné la mairesse de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, Caroline Bourgois.

Sur place, il y en a pour tous les goûts, avec notamment un terrain de volleyball et une aire de repos, en plus de la possibilité de louer des canots et kayaks. Toutefois, malgré la plage qui s’avance vers le fleuve, les baignades sont pour l’instant interdites.

«C’est une prochaine étape, et on est présentement en appel d’offres pour savoir quelle sera la technique pour décontaminer. L’enjeu, principalement, ce sont les sédiments contaminés au fond de l’eau», a expliqué Mme Bourgeois, en précisant que son administration espère octroyer un contrat pour le mois de septembre.

Néanmoins, bien que magnifique, le site est difficilement accessible, étant situé sur la pointe est de l’île. Une situation qui n’est toutefois pas un problème pour Mme Bourgeois.

«Ce n’est pas parce qu’on est mal desservi par les transports en commun que les citoyens n’ont pas le droit d’avoir un lieu aussi extraordinaire que ça», s’est-elle exclamée. Elle a également expliqué qu’une étude de circulation était en cours pour possiblement améliorer l’offre de stationnement.

Les travaux d’aménagement de la plage de l’Est ont été réalisés au coût de 7,3 millions $. C’est le concept proposé par Ruccolo + Faubert Architectes et Ni conception architecture de paysage qui avait été retenu, au terme d’un concours de design.

L’idée d’une plage dans l’est avait été évoquée pour la première fois au début des années 2000 par la ministre Chantal Rouleau, qui était à l’époque directrice du Comité Zone d'Intervention Prioritaire (ZIP) Jacques-Cartier.

«Le premier geste politique que j’ai posé, à mon premier conseil d’arrondissement, ça a été de confirmer le zonage du terrain pour que ça devienne une plage», s’est rappelée celle qui avait également été mairesse de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles.

Elle a également souligné que des terrains avoisinants sont également prêts à accueillir des immeubles à vocation commerciale. «C’est prévu qu’il y ait du développement de ce territoire qui était mal desservi à l’époque, et qui commence à prendre vie», a-t-elle révélé.