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Juripop se penche sur le manque de places en garderie

Un webinaire répondra aux questions des parents en congé forcé

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Le problème des parents qui ne peuvent retourner au travail en raison du manque de places en garderie prend une telle ampleur que des avocats de Juripop se penchent sur le sujet. 

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« Mon travail, c’était ma deuxième famille », raconte Marie-Yvanne Côté, 33 ans, de Sept-Îles.

Cette mère de deux enfants a dû démissionner de son emploi comme adjointe administrative en avril dernier après neuf ans de loyaux services parce que la garderie de sa fille a fermé ses portes et qu’elle n’arrive pas à lui trouver de place ailleurs.  

« J’ai tout essayé. » CPE, garderies privées, milieu familial, énumère celle qui dit avoir fait une cinquantaine d’appels.

Même si elle trouvait miraculeusement une garderie demain matin, elle ne pourrait retrouver son emploi puisqu’elle a déjà été remplacée à son poste.

Quels sont les recours pour les parents qui se retrouvent dans cette situation ? 

Il y en a très peu, mais une panoplie de lois et de droits s’appliquent, résume Virginie Maloney, directrice des opérations chez Juripop.

L’organisme a été approché par le mouvement Ma place au travail, qui dénonce le manque de places en garderie au Québec.

Tonnes de questions

« Il y a des employeurs qui incitent la mère à démissionner, ce qui fait qu’elle n’a alors pas accès au chômage. Il y a des pères [qui voudraient pallier] à qui on interdit le congé de paternité », illustre Myriam Lapointe-Gagnon, porte-parole du mouvement.  

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Juripop prépare donc un webinaire pour le début juillet afin de répondre à la déferlante de questions des parents des quatre coins du Québec.

Impuissance

Car la plupart des parents interrogés n’auraient jamais cru se retrouver dans une telle situation.

Le fait de rester à la maison, « ce n’est pas une décision. Tu n’as aucun choix », témoigne Tiphaine Bridoux, 38 ans, qui est en congé sans solde depuis la fin mai, faute de place en garderie dans le coin de Lac-Brome, en Montérégie.  

« Ça génère énormément de stress. Le pire, c’est de ne pas savoir », dit-elle 

Car même si Mme Bridoux a convenu avec son employeur de repousser son retour au mois d’août, elle ne sait pas si elle aura bel et bien une place en garderie à ce moment-là.