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[EN IMAGES] Les forêts du Québec ravagées par la chenille spongieuse

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Le sud du Québec est aux prises avec une infestation particulièrement phénoménale de chenilles spongieuses, dont la forte présence a notamment été constatée dans les boisés et forêts de Longueuil ou de Saint-Bruno-de-Montarville.

«Il y en a plein plein plein par terre, et on a des chenilles qui nous tombent sur les épaules!» a commenté une citoyenne rencontrée dans le parc Michel-Chartrand de Longueuil où les bestioles ont causé beaucoup de dommages. 

La petite chenille est particulièrement vorace et aime manger les feuilles de plus de 500 espèces d’arbres et de végétaux. Elle préfère de loin les chênes, les peupliers, ou les bouleaux. 

capture d'écran | TVA Nouvelles

Dans sa courte vie, elle est capable de grignoter jusqu’à 1 mètre carré de feuillage. 

Cette chenille se transformera plus tard cet été en papillon de nuit.

D’ici là, les arbres de certains boisés déjà mis à l’épreuve par l’activité humaine, par l’agrile du frêne, ou par la surpopulation de chevreuils se feront défolier.

«Les arbres en santé vont survivre, mais évidemment, ça peut ralentir la croissance des arbres qui sont défoliés de façon importante», explique André-Philippe Drapeau Picard de l’Insectarium de Montréal. 

«Il y a seulement la chenille dans le cycle de vie de ce papillon-là, qui va se nourrir des feuilles. C’est seulement pendant la première partie de l’été que les dommages sont causés, ce qui laisse le temps aux arbres de faire des nouvelles feuilles pour la deuxième partie de l’été, et faire la photosynthèse et faire leur réserve d’énergie pour l’hiver», précise l’expert. 

Les chenilles spongieuses sont visibles le jour au bas des arbres, où elles se reposent dans la fraîcheur. La nuit, elles grimpent sur les branches pour manger le feuillage et faire des ravages. 

capture d'écran | TVA Nouvelles

Certaines forêts sont si amochées que les dommages sont même visibles à bord de l’hélicoptère TVA Nouvelles qui a survolé des secteurs boisés de la Rive-Sud de Montréal.  

Introduite en Amérique du Nord par un entomologiste pour en faire l’élevage pour la soie, la spongieuse n’a pratiquement pas de prédateur permettant de contrôler sa population.