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Caufield: dans le moule de DeBrincat

«La première fois que je l’ai vu à l’entraînement, je croyais que c’était DeBrincat» – Erik Gustafsson

Caufield: dans le moule de DeBrincat
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MONTRÉAL | Avant le repêchage de 2019, il y avait une comparaison facile pour Cole Caufield. De nombreux recruteurs parlaient de lui comme un futur Alex DeBrincat. Mais possiblement avec un plus grand potentiel.

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« Caufield, c’est une machine à marquer des buts, avait dit un recruteur de l’Association de l’Ouest au Journal. Il me fait penser à DeBrincat, mais peut-être en mieux. Il joue avec une mitraillette, pas un bâton. Il est petit, mais il a un bon équilibre. Il ne joue pas petit, il est difficile à contrer. »

« Tu connais l’identité de Caufield, c’est un marqueur né, avait affirmé un recruteur de l’Association de l’Est. Mais il ne fait pas juste marquer des buts, il a une bonne vision du jeu et il a du chien. C’est fou pour un gars avec un tel physique, il ne recule pas. »

Caufield: dans le moule de DeBrincat
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C’était des commentaires recueillis au mois de juin 2019. Deux ans plus tard, Caufield porte déjà l’uniforme du Canadien et Montréal. Il ne fait pas juste placer un chandail sur ses épaules, il est l’un des ingrédients clés de l’équipe qui se retrouve à une seule victoire d’une première présence en finale de la Coupe Stanley depuis 1993.

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À quelques minutes du retour du CH vers Montréal, Erik Gustafsson a parlé de son jeune coéquipier. Gustafsson a bien connu DeBrincat à ses jours avec les Blackhawks de Chicago. DeBrincat a joué avec le numéro 32 du Tricolore à ses deux premières saisons dans la LNH en 2017-2018 et 2018-2019.

« Oui, Caufield me fait penser à DeBrincat, a répliqué Gustafsson. La première fois que je l’ai vu à l’entraînement, je croyais que c’était DeBrincat. Ils sont deux bons marqueurs. Dès qu’ils touchent la rondelle, ils se passent des choses. Ils ont beaucoup de talent. Ils sont toujours des menaces sur le plan offensif. »

« Je trouve ça agréable de voir ce que Cole fait en séries, a-t-il poursuivi. Ce n’est pas facile pour un jeune de 20 ans de faire ses débuts et d’avoir déjà un impact. Mais il montre à la LNH ce qu’il peut faire. Oui, je vois un joueur semblable à DeBrincat. »  

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Dans les gradins pour les deux premiers matchs face aux Maple Leafs à Toronto, Caufield a maintenant amassé 8 points (3 buts, 5 passes) en 14 matchs en séries.

Contre les Golden Knights, une équipe qu’on décrivait comme plus robuste et intimidante que les Leafs ou les Jets, l’ancien des Badgers du Wisconsin n’a absolument pas ralenti. Utilisé à l’aile droite aux côtés de Nick Suzuki et Tyler Toffoli, il a marqué trois buts et récolté une passe en cinq matchs. Avec trois buts, il mène son équipe contre Vegas.

Gérer les émotions

Au cinquième match contre les Knights, le CH a gagné grâce au bon mélange entre la jeunesse et l’expérience, mais aussi la rapidité et la fougue. C’était le concept utilisé par Luke Richardson quelques minutes après la victoire de 4 à 1.

Dans ce match, Nick Suzuki (1 but, 2 passes), Jesperi Kotkaniemi (1 but) et Cole Caufield (1 but) ont tous attiré l’attention. Un jeune de 21 ans et deux jeunes de 20 ans ont trouvé des façons d’élever leur jeu à un moment où la tension était élevée.

« Avec KK et Suzie, ils ont eu la chance de jouer l’an dernier dans la bulle à Toronto, a rappelé Richardson avant de prendre un vol entre le Nevada et le Québec. Ils avaient bien joué. Ils ont repris sur cet élan cette année. J’aime aussi leur gestion des émotions. Il y a eu un bon exemple avec KK. Il a reçu un bâton élevé et les arbitres ont changé la décision prise sur la glace. C’était un bon coup au visage, mais il a géré ses émotions. Si tu regardes sa présence suivante, il a eu deux bons replis défensifs. Il était frustré, mais il l’a géré d’une belle façon. » 

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Encore une longue route

À la veille d’un sixième match au Centre Bell et d’une possibilité d’éliminer les Golden Knights, le Tricolore a répété les discours classiques.

« C’est un beau parcours, mais il reste encore un long chemin à parcourir par rapport à ce que nous voulons accomplir », a résumé l’ailier Joel Armia.

« Le plus important, c’est de rester ensemble comme équipe, a renchéri Gustafsson. On sait qu’on mène 3-2, mais Vegas viendra à Montréal avec l’objectif de gagner. On aura besoin de faire le travail pour 60 minutes. On est dans une bonne position, mais Vegas poussera fort pour éviter l’élimination. Il y a des meneurs dans l’équipe qui parleront aussi pour aider le groupe. »

Richardson gardait aussi son calme en visioconférence même s’il considère qu’il y a une touche spéciale avec cette équipe.

« Vous savez quoi, ça part du camp. Marc avait dit qu’il avait construit cette équipe pour gagner en séries. On a eu des hauts et des bas. On a cliqué à mi-chemin dans la série contre Toronto. On a trouvé notre rythme. Les gars aiment jouer l’un pour les autres. On jouera pour la Saint-Jean-Baptiste le 24 juin. Il pourrait s’agir d’une célébration, mais on n’est pas satisfait. On a du plaisir avec ce parcours. Comme entraîneur, j’aime aussi les regarder jouer. »

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