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Non criminellement responsable du meurtre de son père à coups de machette

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Un homme de 31 ans a été déclaré mercredi matin non criminellement responsable du meurtre de son père qu’il avait attaqué à coups de machette lors d’un épisode psychotique le 15 novembre dernier à Val-des-Monts, en Outaouais.

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À cette date, vers 23 h 15, Marc-André Giroux tenait des propos délirants et était en proie à des hallucinations, si bien qu’il n’était pas capable de distinguer le bien du mal, malgré une absence de faits similaires par le passé.

La juge Catherine Mandeville en est venue à cette conclusion à la suite de recommandations issues d’un rapport médical de l’Institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel, à Montréal, et d’une suggestion commune des avocats de la Couronne, Me Sylvain Petitclerc, et de la défense, Me Gérard Larocque.

«Les symptômes étaient manifestes à l’arrivée des policiers et selon le témoignage de sa mère. Il n’était plus à ce moment en contact avec la réalité», a conclu la magistrate.

Désaccord

Le soir du drame, les parents du jeune homme, Guy Giroux et Lucie-Carole Martin, ont entendu des «bruits bizarres» et une voix «forte, menaçante et haineuse» émanant de la chambre de leur fils. Le père, un policier à la retraite, a voulu vérifier ce qui se passait à l’intérieur de la pièce, mais il a été attaqué avec une machette dès l’ouverture de la porte. La victime de 63 ans a été projetée vers l’arrière et a été atteinte de plusieurs coups au haut du corps.

«Mon client ressent beaucoup de remords et de culpabilité, il n’est pas insensible à ses gestes», a dit Me Larocque, alors que Marc-André-Giroux écoutait, impassible, le déroulement des procédures par visioconférence d’une pièce de l’institut Pinel.

Deux sœurs du défunt Guy Giroux, Hélène et Martine-Sylvie, ne sont toutefois pas d’accord avec le verdict. Dans des lettres distinctes lues par l’avocat de la Couronne, elles ont dit ne jamais vouloir pardonner à leur neveu, car il représente un risque pour leur sécurité et celle du public.

Fratrie connue

Marc-André Giroux demeurera détenu à l’institut Philippe-Pinel. Il lui sera interdit de posséder des armes pour le reste de ses jours et il devra fournir un échantillon d’ADN. Des accusations d’agression sexuelle en lien avec un autre événement survenu le 3 septembre 2018 à Gatineau ont pour leur part été retirées mercredi de son dossier.

Notons par ailleurs qu'un autre membre de la famille, soit Michel, le frère cadet de Marc-André Giroux, a eu affaire avec la justice récemment. Il a été condamné à sept ans de prison en septembre dernier pour des agressions sexuelles multiples, alors qu'il droguait des jeunes femmes rencontrées en ligne.