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Jean Pascal bel et bien dopé selon les tests

Jean Pascal
Capture d'écran TVA Sports Jean Pascal

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Un autre test antidopage effectué par le boxeur Jean Pascal s'est révélé positif, lundi dernier. Deux des quatre produits interdits déjà évoqués ont ainsi été détectés dans l’échantillon prélevé.

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D’après ce qu’a indiqué jeudi le réseau ESPN, les substances en question sont le drostanolone et l’érythropoïétine (EPO). Celle-ci avait été utilisée par certains noms connus du cyclisme, notamment Lance Armstrong et la Québécoise Geneviève Jeanson, et son retraçage par les examens nécessite davantage de temps que les autres produits. Elle ne peut être qu’injectée et permet l’augmentation des globules rouges dans l’organisme.

Les conclusions de ces tests réalisés par la Voluntary Anti-Doping Association (VADA) le 28 mai ont été communiqués au clan Pascal ainsi qu’à celui du Suédois Badou Jack, que le Québécois devait affronter le 6 juin au Hard Rock Stadium de Miami Gardens. Le tout s’ajoute à quelques résultats positifs recensés au cours des dernières semaines. De l’EPO avait été retrouvée dans un échantillon datant du 14 mai; le verdict avait été transmis aux gens concernés quatre jours avant le combat prévu. Également, trois substances illégales – le drostanolone, le drostanolone métabolite et l’epitrenbolone – avaient été détectées dans deux prélèvements distincts dont les conclusions furent connues le 29 mai.

Ayant perdu une somme approximative de 2 millions de dollars pour l’annulation de son affrontement pour le titre régulier WBA des mi-lourds, Pascal a le droit de faire tester son échantillon B, mais à ses frais. Selon ESPN, un résultat différent de l’échantillon A serait pour le moins étonnant.

Réputation entachée

Ce nouvel épisode dans le dossier de dopage impliquant le pugiliste risque d’entacher sa réputation à tout jamais. Aussi, le camp de Jack n’a pas du tout été impressionné par la tournure des événements.

«Pascal essayait de se donner un avantage clair dans le cadre du combat et c’est malheureux. Je suis très déçu de lui et de ses gestes. J’ai perdu beaucoup de respect pour lui, beaucoup, oui», avait déclaré récemment le président et chef de la direction de Mayweather Promotions, Leonard Ellerbe, dont l’organisation est en charge des combats de Jack.

Pour sa part, le boxeur de la Belle Province s’était défendu par le biais des réseaux sociaux, se disant en état de choc et embarrassé.

«Je ne prendrais jamais de substances illégales. Je me suis toujours battu pour un sport propre et je continuerai de le faire. Je suis l’un des premiers boxeurs des temps modernes à insister sur les tests aléatoires contre le dopage et je me suis soumis à d’innombrables examens durant mes 13 années au plus haut niveau de la boxe. Je veux seulement rassurer mes partisans qu’il s’agit d’un incident isolé et que je suis prêt à tout faire pour le prouver», avait-il écrit.

Le principal intéressé avait aussi confirmé le congédiement de son instructeur responsable du conditionnement physique après la découverte des premiers tests positifs. Le nom de l’homme en question n’a pas été précisé, mais Le Journal de Montréal avait rapporté le 31 mai qu’Angel Martinez était celui ayant agi à titre de préparateur physique au cours du dernier camp d’entraînement du boxeur.