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Pornographie juvénile: 4 ans de prison pour un jeune prédateur

Il a extorqué des photos osées à des adolescentes

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Un jeune prédateur en ligne des Laurentides, qui a sextorqué et harcelé des adolescentes, a écopé de 48 mois de prison et ne pourra utiliser d’ordinateur pendant 10 ans à sa sortie du pénitencier.  

Simon Pilon, 22 ans, faisait face à une kyrielle d’accusations allant d’incitation à des contacts sexuels, à la production et distribution de pornographie juvénile, leurre, menaces et harcèlement criminel sur neuf victimes d’âge mineur.  

Il avait été arrêté en mars 2019 à Mirabel, lorsqu’une des jeunes filles l’avait dénoncé au personnel de son école après une activité de sensibilisation sur les sextos.  

Une perquisition de son ordinateur a permis de trouver des fichiers au nom des ados, dans lequel il enregistrait des conversations, des vidéos et des photos.  

Même si des victimes lui avaient mentionné leur âge, n’ayant parfois que 12 ans, ça n’empêchait pas Pilon d’exiger des photos sexuelles de leur part. 

Lorsqu’il n’obtenait pas ce qu’il voulait, Pilon n’hésitait pas à les menacer pour les contraindre à s’exécuter. 

Certaines l’ont fait en « se disant qu’il allait arrêter » par la suite, peut-on lire dans le résumé des faits soumis à la cour.

Mais ça n’a fait qu’empirer les choses, car le prédateur leur faisait du chantage en étant très insistant, disant qu’il n’hésiterait pas à publier leurs photos compromettantes si elles n’en envoyaient pas plus.  

Il était fréquent également que Pilon envoie du contenu pornographique à ses victimes, et même des vidéos de lui dans lesquelles il apparaissait nu.  

Il écrivait aussi de nombreux messages à connotation sexuelle, verbalisant aux jeunes filles ses fantasmes déviants.  

Forte preuve

Devant tous ces faits troublants et la preuve amassée contre lui, l’accusé a donc plaidé coupable aux infractions qui lui étaient reprochées.  

Me Florence Roy, de la défense, et Me Andréanne Marion, procureure de la Couronne, en sont venues à une suggestion commune, qui a été entérinée par le juge Éric Côté.  

En plus des 48 mois de détention, Pilon devra suivre une thérapie en délinquance sexuelle et il lui sera interdit d’entrer en communication avec ses victimes. 

Fait particulier, il ne pourra accéder à un ordinateur pour les 10 années suivantes et ne pourra se trouver dans un endroit où des mineurs pourraient être présents. 

–Avec la collaboration de Christian Plouffe