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Réchauffement climatique: une mine d’or pour les vendeurs de thermopompes

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La vente de climatiseurs et des thermopompes a considérablement augmenté depuis les cinq dernières années, dans l'Est-du-Québec. 

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«Une répercussion directe du réchauffement climatique», croit Dominique Berteaux, professeur à l’Université du Québec à Rimouski et titulaire de la Chaire de recherche en biodiversité nordique.

Au cours des derniers mois, la moyenne mensuelle des températures a dépassé régulièrement les normales enregistrées d’un à trois degrés Celsius, dans l'Est-du-Québec.

Une tendance qui ne fera que s’amplifier, a raconté M. Berteaux à TVA Nouvelles, jeudi.

Les trois derniers étés ont été particulièrement chauds dans cette région et celui qui s’amorce ne devrait pas faire exception, a indiqué de son côté Simon Legault, météorologue pour Environnement Canada.

Pour certaines entreprises, comme GRL à Rimouski, la demande de climatiseur a quadruplé au cours des dernières années, a confirmé Jérôme Boulanger, son contrôleur financier. 

L’année «2020 a été une année record sur toute la ligne et 2021 en sera une assurément au rythme où vont les choses», a-t-il ajouté.

Le télétravail et les nombreux incitatifs ont certainement contribué à faire mousser les ventes de ces appareils, a-t-il mentionné.

À l’époque, l’entreprise spécialisée en climatisation procédait, au cours de la période estivale à environ 2 à 3 installations par semaine, aujourd’hui c’est entre 10 et 15.

Les oiseaux indicateurs de réchauffement

L’arrivée devancée des oiseaux migrateurs au printemps est un bon indicateur du réchauffement climatique, croit le chercheur de l’Université du Québec à Rimouski. 

Même que le déplacement vers le nord des dindons sauvages, de plus en plus présents au Québec, est une conséquence directe des températures qui se réchauffent et des hivers écourtés.

Ainsi, toutes les espèces doivent s'adapter à ces changements y compris l'humain, a-t-il expliqué.