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Victoire historique assombrie par la casse

15 arrestations après la victoire du CH

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La victoire inattendue des Glorieux, jeudi soir, a été assombrie par des méfaits et du vandalisme, alors que la formation montréalaise accède à la finale de la Coupe Stanley pour la première fois depuis 1993.

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Tonnerre d’applaudissements, hurlements de joie et shows de feux d’artifice: la rue devant le Centre Bell s’est enflammée à la seconde où Artturi Lehkonen a marqué, en prolongation, le but qui a permis au Canadien de Montréal d’accéder à la finale.

«Ça fait longtemps qu’on attend ça!» a lancé le Montréalais Jonathan Olivier.

La foule était nombreuse et bon enfant avant le début du match, près du Centre Bell.
Photo Agence QMI, Mario Beauregard
La foule était nombreuse et bon enfant avant le début du match, près du Centre Bell.

Après le cri de joie de plusieurs minutes qui a suivi le but gagnant, l’ambiance a vite changé.

Plusieurs partisans ont, entre autres, grimpé sur une voiture qui tentait de traverser la foule. D’autres ont renversé une voiture de police sur le côté.

Des fêtards se sont également emparés de cônes orange comme s’il s’agissait de la coupe Stanley ou ont grimpé sur des boîtes aux lettres pour se défouler dessus.  

  • Écoutez le résumé de Carl Marchand au micro de Danny St Pierre, sur QUB radio:    

Gaz lacrymogène

La foule a ensuite été dispersée à l’aide de gaz lacrymogène.
Photo Agence QMI, Mario Beauregard
La foule a ensuite été dispersée à l’aide de gaz lacrymogène.

15 arrestations après la victoire du CH

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a tenté de disperser la foule d’environ 5000 personnes en utilisant les gaz lacrymogènes lorsque «des projectiles» ont été lancés vers les agents.

THIERRY LAFORCE / AGENCE QMI

Au moins 15 individus ont été arrêtés après la victoire. Ces arrestations ont été effectuées pour, entre autres, voies de fait, agression armée sur policier et entrave au travail policier, selon le bilan du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

THIERRY LAFORCE / AGENCE QMI

De plus, 60 constats d’infraction ont été donnés, a indiqué le porte-parole du SPVM Julien Lévesque, sans préciser la nature des infractions.

THIERRY LAFORCE / AGENCE QMI

Des projectiles ont été lancés sur les policiers, qui ont dû recourir aux gaz lacrymogènes pour disperser une foule déchaînée usant de feux d’artifice.

THIERRY LAFORCE / AGENCE QMI

Huit véhicules du SPVM ont été vandalisés. Au moins un de ces véhicules a été carrément renversé sur la chaussée.

Photo Agence QMI, Sidney Dagenais

Les policiers, pour tenter de garder le contrôle dans les rues autour de l’amphithéâtre, avaient d’ailleurs demandé aux 3500 spectateurs présents au Centre Bell de rester dans le bâtiment.

Un partisan tient une réplique très montréalaise de la coupe Stanley, après la victoire.
Photo Agence QMI, Thierry Laforce
Un partisan tient une réplique très montréalaise de la coupe Stanley, après la victoire.

Plusieurs feux d’artifice ont également été lancés, ainsi que des bouteilles, contre des véhicules.

«Ces comportements ont été commis par une minorité de gens. La grande majorité des gens se sont comportés de façon exemplaire», a fait savoir Manuel Couture, porte-parole du SPVM.

Foule heureuse

Un partisan du Canadien célébrait bruyamment après la victoire.
Photo Agence QMI, Thierry Laforce
Un partisan du Canadien célébrait bruyamment après la victoire.

Durant la soirée, des partisans, sourire aux lèvres, célébraient l’historique victoire du CH. Les «Olé, olé, olé» et les «Go Habs Go!» s’enchaînaient.

«Il ne fallait absolument pas manquer ça», lance la Montréalaise France Lavoie, enterrée par les chants festifs.

Surtout que la victoire est survenue le soir même de la fête nationale.

THIERRY LAFORCE / AGENCE QMI

«Ça arrive une fois, dit Marc Blouin, les yeux remplis d’espoir. C’est exceptionnel.» L’homme de 47 ans portait fièrement un chapeau bleu et avait un drapeau du Québec sur le dos. Il était venu de Gatineau pour l’occasion.

«Je ne suis pas un fan de hockey ben, ben, confie Maxime Grenier-Castillo. Mais c’est un rêve d’enfance qui se passe.»