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Ils sont les plus nordiques des partisans du Canadien

La petite famille encourage le Tricolore à partir du cercle polaire

Partisans du CH à Arctic Bay
Photo courtoisie, Rebecca Akumalik Kalluk De gauche à droite : La conjointe Tapia Attagutsiak avec la petite Stella (3 mois), Jamesie (2 ans), Mike Akumalik, Tyrese (4 ans), Tara (13 ans), Blake (8 ans) et Jake (6 ans) arborent les couleurs du Canadien à Arctic Bay, au Nunavut.

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Au cœur de l’Arctique et à plus de 3000 kilomètres du Centre Bell, un couple du Nunavut et ses six enfants sont possiblement les fans les plus au nord de la Sainte-Flanelle.

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« Les petits regardent les matchs du début à la fin et n’arrêtent pas de répéter “Go Habs Go” à tout bout de champ », raconte Mike Akumalik, un père visiblement fier d’avoir inculqué à ses enfants de bonnes habitudes dès leur plus jeune âge. 

Dans sa famille, tout le monde a son chandail bleu-blanc-rouge : de la petite Stella, à peine 3 mois, jusqu’à Tara, la plus vieille de 13 ans, sans oublier la fiancée de Mike, Tapia Attagutsiak. 

Être un partisan du Canadien n’est pas toujours facile dans le petit hameau d’Arctic Bay, où le hockey soulève les passions. 

« C’est la rivalité chaque fois qu’il y a un match contre les Maple Leafs [de Toronto]. C’est à peu près moitié-moitié, ici », explique le père de famille de 31 ans, bien content que le CH ait finalement cloué le bec de leurs partisans pour cette saison.

Le résident du village de 868 habitants n’en espérait pas moins d’une équipe qui compte des joueurs parmi ses préférés, comme Cole Caufield, Eric Staal et Alexander Romanov. 

Chips et poutine

Depuis le début des séries, chaque partie du Tricolore est un jour de fête chez les Akumalik. 

On sort les chips, les boissons gazeuses et du jus pour les enfants, des denrées qui coûtent une petite fortune dans le Grand Nord en raison des coûts de transport. Les parents cuisinent même parfois de la poutine ! 

Quoi d’autre de différent ?

« Même quand la partie finit tard, le soleil est encore haut dans le ciel ici », fait remarquer Mike Akumalik, qui travaillait jusqu’à récemment en milieu scolaire.

Heureusement, la connexion internet est assez bonne dans le hameau inuit pour qu’ils regardent la partie en ligne sans risquer de rater un but. 

Un rêve inabordable

Le début de la série contre les Golden Knights de Las Vegas s’est néanmoins révélé difficile à suivre : la petite famille du Nunavut est partie quelques jours en motoneige, loin de tout réseau. 

Mike Akumalik a dû se rabattre sur les fréquences de sa radio marine VHF, normalement utilisée pour les urgences, pour capter des amateurs de hockey qui diffusaient le pointage au fur et à mesure. 

« Mon plus grand rêve serait de voir une partie avec mes enfants », dit-il, conscient que les billets d’avion à eux seuls coûteraient plus de 25 000 $, sans compter huit sièges au Centre Bell. 

« La vie coûte cher, ici », soupire-t-il. 

En attendant d’admirer son équipe fétiche à l’œuvre en personne, sa petite famille l’encourage de loin, et de toutes ses forces.  

Des fans partout 

UN PÉRIMÈTRE QUI EN DÉÇOIT PLUS D’UN

Déçus de ne pas pouvoir entrer dans le périmètre fermé par les policiers en raison du trop grand nombre de personnes, des partisans qui souhaitaient retourner célébrer près du Centre Bell tentaient de négocier leur passage avec les agents. « On ne laisse personne entrer », a répondu l’un d’eux.D’autres ont eu la chance de vivre l’ambiance endiablée près de l’aréna. Vêtus de son chandail à l’effigie de Pete « Pit Morin », un joueur du CH dans les années 1940, un sexagénaire et son ami sont venus profiter de la fébrilité des séries devant le Centre Bell. 

« Lui, c’est un fan depuis qu’il est né », plaisante Jacques, avant de se réjouir de l’ambiance. 


1600 FANS RÉUNIS À TROIS-RIVIÈRES

Près de 1600 partisans des Canadiens de Montréal se sont donné rendez-vous, hier soir, à l’amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières, en Mauricie, pour regarder le match. Pour la salle de spectacles en plein air, il s’agit d’une première, mais sûrement pas la dernière, a estimé le directeur général de la salle, Steve Dubé. Les 1600 billets se sont envolés en moins de 40 minutes. il s’est dit très fier du résultat, étant donné que l’événement a été organisé en quelques jours. Une firme de pyrotechnie a même été embauchée pour ajouter au spectacle. « C’est vraiment tout un party qu’on a organisé. Si les Canadiens se rendent en finale, on va le refaire, mais ça sera encore plus spectaculaire », a ajouté M. Dubé. 


UN PONT SAMUEL-DE-CHAMPLAIN ILLUMINÉ

Le pont Samuel-De Champlain sera illuminé aux couleurs du drapeau fleurdelisé, hier soir, pour souligner la fête nationale.

Le pont s’illuminera en bleu et blanc, toute la soirée, pour célébrer la Saint-Jean-Baptiste. Juste avant, pendant 15 minutes au coucher du soleil, il a affiché les couleurs du bleu-blanc-rouge à l’occasion du sixième match des demi-finales de la coupe Stanley opposant le Canadien au Golden Knights de Vegas.

La ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, Catherine McKenna, en a fait l’annonce, hier en début de soirée.