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«On n’est jamais prêt pour les casseurs»

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Plusieurs débordements ont eu lieu après la victoire inespérée des Canadiens de Montréal jeudi soir, menant à une quinzaine d’arrestations et à 60 constats d’infractions émis.

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« Les policiers de Montréal sont extrêmement prêts et très d’avant-garde dans leurs techniques. Par contre, on n’est jamais prêt quand les casseurs décident de s’y installer », explique Roger Ferland, ex-enquêteur du Service de police de la Ville de Québec. 

Le spécialiste explique que le mot d’ordre est donné pour que les policiers aient une certaine tolérance envers les fêtards. Il donne d’ailleurs l’exemple de l’alcool consommé dans la rue et de la distanciation sociale peu respecté par les partisans rassemblés devant le Centre Bell. 

« Le mot d’ordre est de ne pas prendre d’initiative. Lorsqu’on s’adresse à une foule comme ça, c’est facile qu’elle devienne hostile si elle ne comprend pas bien les actions », poursuit l’ex-enquêteur. 

Pour lui, il est évident que le but premier des policiers est que la foule retourne à la maison saine et sauve et qu’ensuite il n’y ait pas de grabuge. 

Toutefois, il explique que des projectiles ont rapidement été dirigés vers les policiers, ce qui a poussé le centre de commandement du SPVM à lancer l’ordre de disperser les partisans.  

*Voyez l'entrevue complète de Roger Ferland dans la vidéo ci-dessus*