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«Rapides et dangereux 9: la saga»: une orgie délirante

F9
Photo courtoisie

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Il faut incontestablement prendre le nouveau film de la franchise culte «Rapides et dangereux» au second degré pour pleinement apprécier les nouvelles aventures de Vin Diesel et sa gang de conducteurs fous! 

Vin Diesel et sa tribu nous ont habitués à tout, de la scène d’ouverture des camions citerne (dans «Rapides et Dangereux 4») à celle d’un coffre-fort tracté par deux voitures dans les rues de Rio de Janeiro (scène inoubliable de l’excellent «Rapides et dangereux 5», mon préféré) au vibrant hommage à Paul Walker dans le septième long métrage. Il est donc difficile, au bout de neuf itérations (dix, si l’on compte «Rapides et dangereux présentent Hobbs et Shaw»), de trouver des idées de scénario et de cascades enlevantes.

Avec ses 145 minutes au compteur, «Rapides et dangereux 9: la saga» ne fait pas dans la dentelle. L’intrigue imaginée par Daniel Casey et le réalisateur Justin Lin est réduite à son minimum. Cypher (Charlize Theron) a été kidnappée par Jakob (John Cena), le frère de Dom (Vin Diesel) et Mia (Jordana Brewster) qui souhaite mettre la main sur une arme extrêmement dangereuse.

Avec une telle trame scénaristique, il faut combler le temps. Pour ce faire, les deux hommes n’ont rien trouvé de mieux que d’inclure des scènes d’action sans voitures, des éléments ayant pourtant assuré le succès et l’attrait de la franchise. On a donc droit à des moments de bagarres bien trop longs et à des retours dans la jeunesse de Dom et Jakob qui n’apportent rien à cette production.

Hormis ces minutes en trop (on pourrait facilement en couper une trentaine), il faut avouer que certaines des cascades automobiles sont particulièrement bien pensées, même si elles défient les lois de la physique ou de la gravité. Dom lançant son véhicule dans le vide et, d’un coup de volant, se retrouvant de l’autre côté d’une falaise ou encore Letty (Michelle Rodriguez) atterrissant par miracle sur le capot de son amoureux sont des moments qui tireront rires et applaudissements aux fans.

Or, c’est là toute la force de ce «Rapides et dangereux 9: la saga», celle de s’assurer d’une complicité avec le public en brisant le quatrième mur sans le dire. On s’amuse donc énormément, d’autant que le film marque le début du retour des superproductions estivales après une année 2020 de disette.

En mettant son cerveau sur «pause» devant le grand écran, en se calant confortablement dans le fauteuil d’une salle obscure et en se goinfrant de maïs soufflé, on déguste à nouveau le plaisir presque désappris de cette communion collective devant une œuvre dont le seul but est de nous divertir et de nous faire oublier notre quotidien. Alors, oui c’est gros, oui c’est trop, mais oui, ça fait du bien! 

  • Note: 3,5 sur 5 
  • «Rapides et dangereux 9: la saga» est arrivé à toute vitesse dans les salles de la province. 
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