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Votre portefeuille se déconfine: comment garder les bonnes habitudes de la pandémie

Votre portefeuille se déconfine: comment garder les bonnes habitudes de la pandémie
Illustration Julie Verville

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Déconfinement social rime avec déconfinement du portefeuille. Devant ce regain de liberté, l’envie est forte de faire voler ses billets sur les terrasses et en road trips. Les Québécois perdront-ils les bonnes habitudes d’épargne qu’ils ont acquises pendant la crise sanitaire? On vous propose des trucs pour garder le cap. 

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Les Québécois se sont privés – pas toujours par choix – pendant la dernière année et demie. Cette discipline imposée a eu des effets explosifs sur les portefeuilles, alors que le taux d’épargne des ménages canadiens a bondi à 13,1% des revenus au quatrième trimestre de 2020, une hausse de plus de 500% par rapport à l’époque prépandémie. 

«Il y a définitivement une tendance à l’épargne, avance Benoit Vachon, CPA, CMA et expert en littéracie financière à l’ordre des CPA du Canada. Une majorité de Québécois ont été avantagés par la crise en matière d’épargne, contraints de rester chez eux et de limiter leurs dépenses.»

Parallèlement, le taux d’endettement des Canadiens – historiquement très élevé – tend à redescendre. Benoit Vachon note d’ailleurs «une nette amélioration dans les cinq dernières années».

Alors, allons-nous garder nos saines habitudes financières avec le retour à la normalité ou allons-nous, à l’inverse, basculer dans les dépenses?

«C’est la question de l’heure!» lance le spécialiste en riant. «Il faut garder les leçons de la pandémie et, pour ça, c’est important d’avoir un pas de recul sur ce qu’on a fait de différent et réviser son budget: “A-t-on vraiment besoin d’aller au bureau ou peut-on continuer en télétravail?” “Est-ce qu’on peut encore se permettre deux voitures avec le retour des dépenses?”» donne-t-il en exemple.

Côté budget, le meilleur conseil demeure l’épargne automatique, à raison d’un virement récurrent. En cas de période difficile, mieux vaut réduire le montant du virement automatique plutôt que de le reporter... un peu comme le sport, quoi!

Benoit Vachon insiste: la pandémie a été positive d’un point de vue financier pour une majorité de Québécois. «On n’a pas juste perdu, on a aussi gagné.»

Et l’immobilier, là-dedans?  

L’attrait marqué pour le marché immobilier a aussi poussé moult acheteurs à augmenter leurs actifs plutôt qu’à dépenser.

«À mesure que les gens vont reprendre le rythme normal de leur vie, la demande va ralentir un peu sur le marché immobilier», prévoit l’économiste en chef de JLR, Joanie Fontaine.

Ralentissement, toutefois, ne rime pas avec retournement de situation. «[Le marché] ne va pas tourner rapidement», avertit Joanie Fontaine. L’inventaire reste bas et ça va continuer d’être difficile, pour les acheteurs, d’acquérir une propriété.»

Contrairement à la dette de crédit, la dette hypothécaire augmente rapidement. D’après Joanie Fontaine, on peut s’attendre à ce que l’endettement des cartes de crédit revienne à des niveaux prépandémiques. 

Chose certaine, les nouveaux et futurs propriétaires doivent garder une vision à long terme et se rappeler qu’il y aura un «après-pandémie», ajoute l’économiste. «Il faut voir quel sera notre train de vie. La propriété est-elle loin du travail? Est-ce que je veux des enfants? Il faut évaluer ses besoins pour une période de cinq ans [avant d’arrêter son choix sur une propriété].»

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