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La guerre contre le Québec

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Capture d'écran, TVA Nouvelles Le premier ministre François Legault et Simon Jolin-Barrette, ministre de la Justice.

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Le 20 juin, le journaliste basé à Vancouver J. J. McCullough écrivait sur son fil Twitter que le gouvernement québécois prônait la « suprématie culturelle », qu’il avait zéro respect pour la diversité (valeur pourtant essentielle au Canada) et qu’il avait été mis au pouvoir PAR et POUR un seul type de personnes (c’est-à-dire les Québécois blancs francophones de souche). 

C’est qui, ce zigoto, vous demandez-vous ?

C’est un éditorialiste au Washington Post.

Pas un média régional de Saskatoon.

Le Washington Post, l’un des journaux les plus réputés et les plus influents au monde.

DE CYGNES À VILAINS PETITS CANARDS

Pas une semaine, maintenant, sans qu’on lise ce genre d’attaques vicieuses et mensongères contre le Québec. 

Dans le Montreal Gazette, au Canada anglais et maintenant aux États-Unis. 

Pourquoi ?

Parce que nous osons défendre notre langue (avec la loi 96) et notre vision du vivre ensemble (avec la loi 21). 

Et parce que nous préférons l’interculturalisme au multiculturalisme. 

Parce que nous osons faire les choses autrement, nous serions racistes, intolérants et xénophobes. 

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Comme s’il n’y avait qu’une seule façon de gérer le vivre ensemble : « the Canadian way » !

En quelques années, nous sommes passés de « petit peuple de résistants sympathiques à la Astérix et Obélix » à « adeptes du KKK ». 

Ça s’est fait comme ça, d’un simple claquement des doigts. 

Un jour, les Québécois étaient des « bons vivants chaleureux » et les résidents de Moose Jaw louaient des autobus pour venir nous embrasser. 

Le lendemain, nous étions de sales colonisateurs arriérés qui refusaient de parler la langue officielle des Wokes, c’est-à-dire l’anglais.  

SOLIDAIRES AVEC LE GOUVERNEMENT

Parce qu’il a osé affirmer et mettre par écrit que les Québécois forment un peuple dont la langue officielle est le français (ce qui, entre vous et moi, est « le minimum syndical », une évidence qui ne devrait choquer personne), le gouvernement Legault est attaqué de tous bords, tous côtés. 

En tant que Québécois, je crois que c’est de notre devoir d’appuyer notre gouvernement contre ce genre d’accusations gratuites. 

Car le combat que mène le gouvernement Legault est notre combat. 

Je ne dis pas qu’il faut se garder de critiquer le gouvernement, bien sûr que non. Mais sur ce point, je crois qu’il faut se montrer solidaire avec lui et dénoncer d’une seule voix ces attaques dégueulasses qui ne cessent de nous traîner dans la boue. 

À un moment donné, assez c’est assez !

DES LOIS TIMIDES

Critiquer la loi 21 est une chose. Toute loi est critiquable.

Mais dire que c’est une loi raciste ? Xénophobe ? Qui démontre par A + B que le Québec est une terre d’intolérance ?

Ça, c’est odieux. 

Dire ça est une attaque frontale non seulement contre le gouvernement que nous avons démocratiquement élu et que nous réélirions encore s’il y avait des élections ce soir, mais contre l’ensemble des Québécois. 

C’est notre peuple au complet que ces idéologues insultent. 

Les lois 21 et 96 adoptées par le gouvernement Legault sont timides, modérées, raisonnables.

Or, malgré cela, elles sont traitées de racistes.

Qu’est-ce que ça va prendre pour qu’on se rende enfin compte que nous n’avons pas notre place dans ce pays ?