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Pomerleau veut se creuser une place dans le projet de tunnel

L’entreprise beauceronne espère que Québec pensera aux compagnies d’ici

Pomerleau
Photo courtoisie, Pomerleau La compagnie Pomerleau travaille depuis 2020 sur un projet de tunnels à Annacis Island au sud-est de Vancouver, lié au traitement des eaux usées. On voit ici le tunnelier, d’un diamètre de cinq mètres, qui est utilisé dans le cadre de ces travaux.

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Le géant québécois de la construction générale Pomerleau a bien l’intention de lever la main lorsque viendra le temps de choisir les entreprises responsables de la construction du tunnel entre Québec et Lévis, dont l’investissement pourrait atteindre les 10 milliards $.

« Oui, ce projet suscite de l’intérêt pour nous. S’il se fait, c’est sûr que cela va nous intéresser de participer », a récemment confirmé au Journal Francis Pomerleau, directeur général, stratégies nationales, chez Pomerleau.

L’entreprise beauceronne travaille dans le secteur des tunnels depuis maintenant plus de 20 ans. Actuellement, elle réalise un projet à la station de traitement des eaux usées d’Annacis Island, en Colombie-Britannique.

Ce contrat de 184 M$ CAN est effectué en partenariat avec le groupe français Bessac. La fin des travaux est prévue pour 2024.

« On veut faire partie de ces projets-là lorsqu’il en a. Il n’y en a pas tous les jours », note M. Pomerleau. « Effectivement, nous commençons à avoir une spécialité dans ce domaine », poursuit-il.

La direction de Pomerleau espère que le gouvernement Legault impliquera les entreprises d’ici pour le 3e lien reliant Québec et Lévis. Avec ses 8,3 km de long, il s’agirait du plus long tunnel autoroutier en Amérique du Nord. Les travaux devraient s’échelonner sur une dizaine d’années.

M. Pomerleau estime que ce projet de tunnel dans la grande région de Québec pourrait se faire en partenariat avec des acteurs étrangers, à l’image de son contrat du côté de Vancouver.

Nouvelles technologies

Ces derniers jours, la compagnie de Saint-Georges, dont les revenus sont passés de 1,5 milliard $ en 2017 à 2,5 milliards $ en 2020, a annoncé l’unification de sa marque. La direction souhaite également miser davantage sur les nouvelles technologies au cours des prochaines années.

« On veut se positionner comme un partenaire d’une relance économique un petit peu plus humaine. On veut des projets plus durables. On veut ajouter la diversité et l’inclusion dans ce qu’on fait. On veut des projets plus emphatiques pour les communautés », explique M. Pomerleau.

Pour atteindre ses objectifs, Pomerleau a récemment lancé l’aXLab, un « laboratoire d’innovation dédié à l’accélération du développement de nouvelles technologies, d’équipements et de processus » dans la construction. La rareté de la main-d’œuvre force aussi les entrepreneurs à innover.

Construction modulaire

« On parle de plus en plus de préfabrication et de construction modulaire. Ce sont des méthodes qui nécessitent moins de main-d’œuvre sur les chantiers. Des composantes se font aussi en atelier. C’est beaucoup plus vert comme construction. Il y a moins de perte », fait valoir M. Pomerleau.

Ces derniers mois, l’entreprise a notamment collaboré avec RCM solutions modulaires et Mecart afin de livrer des cliniques COVID-19. Pour réduire les délais de livraison, ils ont opté pour des constructions modulaires.

Comme plusieurs autres entreprises dans le secteur de la construction, Pomerleau a dû jongler, depuis mars 2020, avec la hausse des prix des matériaux ainsi que le manque de matière première.

« C’est certain que cela a eu un impact. Ça vient difficile d’avoir une prévisibilité des coûts de construction. Il faut s’assurer que les contrats sont donnés rapidement [par rapport aux soumissions] », conclut M. Pomerleau.

Pomerleau

  • Parmi les plus grandes entreprises de construction au Canada 
  • Fondée en 1966 par Hervé Pomerleau
  • Emploie plus de 4000 personnes dans 9 bureaux régionaux et sur ses chantiers
  • Près de 200 chantiers actifs à travers le Canada